«Le Monde» lance aujourd’hui une nouvelle maquette qui poursuit la stratégie entamée par le groupe, devenir une marque de presse globale. A cette occasion, média+ s’est entretenu avec Sylvie Kauffmann, Directrice de la rédaction du Monde et Philippe Jannet, P.-D.G. du Monde Interactif.
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Est-il suffisant de mutualiser les contenus (papier et web) pour atténuer le terrain concurrentiel de l’information ?
Sylvie KAUFFMANN
Offrir des contenus cohérents et complémentaires à nos lecteurs est une exigence. En ce sens, nous menons une logique d’hyper-sélectivité tout en mutualisant les dynamiques et les contenus du papier et du web. Nous conservons néanmoins deux rédactions distinctes.
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Comment s’articule la nouvelle identité de la version papier ?
Sylvie KAUFFMANN
Afin de répondre à un impératif d’efficacité, nous avons renouvelé la «Une» du «Monde» qui reflétera notre hiérarchie de l’information. La page deux, «24 heures dans le monde» synthétisera l’essentiel de l’actualité. Enfin, la «contre-enquête» approfondira un des sujets d’actualité.
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Quel positionnement éditorial le Monde Interactif doit-il établir afin de pallier l’abondance d’information sur le web ?
Philippe JANNET
Nous comptabilisons aujourd’hui 100.000 abonnés et 5 millions de visiteurs uniques sur le site. Afin de pallier l’abondance d’informations sur le web, nous devons satisfaire les exigences de plus en plus complexes du public. La partie non payante offrira une information plus large et plus qualitative avec de nouvelles thématiques (mode, technologie, finance,…). En parallèle, l’offre destinée aux abonnés proposera un accès au journal, aux dépêches, (AFP, Reuters,…), aux archives depuis 1987 et à différents services.
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Les tablettes numériques devraient changer les habitudes de consommation de la PQN. Cette technologie sera-t-elle rentable ?
Philippe JANNET
«Le Monde» sera présent dès le 3 avril dans l’offre internationale d’Apple avec une application du journal sur l’iPad (accessible à l’achat à l’acte ou par abonnement). Le coût financier est relatif au développement de l’application qui s’établit entre 40 et 50.000 euros. Par conséquent, les applications sur tablettes devraient devenir rapidement rentables. Toutefois, la technologie ne sauvera pas la presse. La qualité du contenu sera indispensable à son déploiement dans les années à venir.



































