A. LAROCHE-JOUBERT & D. BROGNIART : « Nous recevons en moyenne entre 20.000 et 25.000 candidatures sur Koh Lanta »

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Après plusieurs mois de repos, «Koh Lanta» (Adventure Linde Productions) fait son retour ce vendredi 21 février sur TF1. Alexia LAROCHE-JOUBERT, Présidente d’ALP & Denis BROGNIART, l’incarnant historique du format, nous partagent leur analyse sur la longévité du programme.

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Comment analysez-vous objectivement la longévité de «Koh Lanta» ?

Alexia LAROCHE-JOUBERT

Il s’agit d’un cocktail détonant qui s’appuie sur plusieurs facteurs. L’émission répond d’abord à un besoin d’évasion du téléspectateur. Cette saison, nous l’avons tourné à plus de 17.000 km de la France, aux îles Fidji, perdues dans l’immensité océanique, aux confins de la Polynésie et de la Mélanésie. Ensuite, il y a un vrai phénomène d’identification par rapport aux candidats sélectionnés au casting. Les 14 naufragés, âgés de 20 à 56 ans, sont assez représentatifs de la population française. Les valeurs universelles du programme que sont le dépassement de soi, le courage et la solidarité font la force de ce jeu d’aventures. Enfin, le concept de l’émission est très solide depuis pratiquement 20 ans entre les jeux de confort, l’épreuve d’immunité et le conseil suivi de l’élimination. Pour autant, il faut apporter son lot de surprises et de nouveautés.

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Justement, les éléments mécaniques se renouvellent-ils chaque saison ?

Denis BROGNIART 

Oui, c’est nécessaire ! Pour la première fois dans l’histoire de «Koh-Lanta», anciens et nouveaux aventuriers devront faire équipe. Cette configuration est totalement inédite en France mais aussi dans le monde. Aux États-Unis, héros et nouveaux avaient déjà été réunis lors d’une même édition mais sous une forme totalement différente. Ce mélange est intéressant, à la fois dans les échanges et dans les confrontations. C’est le ressort de cette saison. Depuis le début de «Koh Lanta», il y a eu 350 participants. Nous avons contacté 20 anciens aventuriers pour finalement en sélectionner 5. Nous les avons choisis pour leur palmarès, leur compétitivité, leur sens de la survie poussée et leur esprit de revanche. Pour le choix des nouveaux participants, nous recevons en moyenne entre 20.000 et 25.000 candidatures et je rencontre individuellement les 200 derniers postulants.

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Pourquoi concentrez-vous les tournages de «Koh Lanta» sur les îles Fidji ? 

Alexia LAROCHE-JOUBERT

Parce que nous disposons d’une variété de paysages qui nous permet de renouveler les sites de tournage. D’un point de vue sanitaire et sécuritaire, c’est juste parfait. Enfin, il n’y a pas de tourisme de masse contrairement à d’autres destinations comme la Thaïlande ou le Cambodge où nous ne pourrions plus tourner. De plus, nous avons créé une base de production qui profite d’ailleurs à d’autres pays. Pour autant, nous travaillons sur 4 autres destinations actuellement.

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Avant le tournage, comment préparez-vous les conseils, moments clés du format ?

Denis BROGNIART 

Nous organisons une réunion deux heures avant le conseil avec la rédactrice en chef et le producteur de «Koh Lanta». Ces derniers me font généralement un résumé oral ou écrit de ce qui se passe sur les camps. Puis, nous balayons les thèmes potentiels. Pour le tournage du conseil, nous enregistrons 40’ de talk et 20’ de votes.

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Quels sont les effectifs sur «Koh Lanta» ? Quel est le taux de renouvellement des épreuves ?

Alexia LAROCHE-JOUBERT

Nous déplaçons entre 120 et 140 personnes sur le tournage. Nous travaillons sur place avec une cinquantaine de locaux. Chaque saison, nous créons 1/3 de nouvelles épreuves et 1/3 que l’on revisite.