«Agir pour le vivant»: Arles accueillera fin août un nouveau festival pour penser le monde de demain

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Arles, qui a dû renoncer cet été aux Rencontres de la photographie, accueillera fin août un nouveau festival sur la relation de l’homme à la nature, «Agir pour le vivant», avec de nombreuses figures pensantes et militantes comme Cyril Dion, Pierre Rabhi et Edgar Morin, ont annoncé jeudi les éditions Actes Sud.
Projections de films, débats dans la chapelle du Méjean, soirées au théâtre antique, expositions, «live magazine»… Du 24 au 30 août, le public est invité à rencontrer – avec les règles sanitaires de rigueur – une centaine d’intervenants pour «penser notre rapport à la nature», en imaginant des «solutions innovantes» et des «nouveaux modes de production», a expliqué Françoise Nyssen, ex-ministre de la Culture et directrice des éditions Actes Sud situées à Arles, qui organise le festival.
L’idée de ces rencontres, initialement prévues à la mi-avril, est venue «d’une grande colère de voir à quel point nous étions tous dans une situation d’étouffement, avec le réchauffement climatique et l’extinction des espèces», a développé Alain Thuleau, co-organisateur.
«Agir pour le vivant» vise selon lui à «faire enfin émerger un discours de l’action pour le vivant», avec une approche pluridisciplinaire: écologie, sciences, médecine, littérature, art… Une centaine de personnalités viendront partager leur savoir et débattre, parmi lesquelles le réalisateur et militant écologiste Cyril Dion (promoteur de la Convention citoyenne pour le climat), le pionnier de l’agroécologie Pierre Rabhi, le sociologue Edgar Morin, le philosophe Bernard Stiegler, l’écrivain Erik Orsenna, l’essayiste et romancière Nancy Huston, l’avocate Corinne Lepage, la réalisatrice Coline Serreau, l’écologiste indienne Vandana Shiva (en virtuel), l’herboriste Thierry Thevenin…
Les thèmes: biodiversité, médecine, rôle des entreprises, économie «régénérative», résilience après la crise sanitaire, nourrir la planète…
«Je suis convaincu qu’on dégagera des nouveautés. Et même si on ne fait que répéter ce qui a déjà été pensé, ce sera utile», espère Marc-André Selosse, microbiologiste et professeur du Muséum d’histoire naturelle.
«Le succès de l’écologie aux municipales est très positif, mais quand je lis les programmes, je les trouve assez cristallisés autour d’une vision de l’écologie des années 1990 et je n’y reconnais pas les apports modernes de la science, comme les discours alternatifs sur le microbiote par exemple», qui seront abordés lors du festival, poursuit ce professeur.
Une deuxième édition d’«Agir pour le vivant» est déjà prévue l’an prochain.