Audrey Pulvar: «j’ai cru pouvoir être jugée sur pièces… A tort»

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    La journaliste Audrey Pulvar, privée d’antenne sur i-TELE, après l’annonce de la candidature de son compagnon Arnaud Montebourg à la présidentielle, s’indigne vendredi, dans une tribune à «Libération», de ce «procès permanent en incompétence» fait à toutes les femmes. «J’ai cru pouvoir être jugée sur pièces… A tort», écrit la jeune femme, qui se déclare «féministe assumée, revendiquée et prosélyte» dans un long billet, intitulé «Animale sauvage».
    Même si Audrey Pulvar reconnaît qu’«aimer un responsable politique n’est pas la configuration la plus simple à gérer pour une journaliste politique», la journaliste s’indigne de «ce procès permanent en incompétence, manque de maîtrise ou hystérie», fait à toutes les femmes, au-delà de son cas personnel. «Ainsi donc, au-delà de mon cas aujourd’hui, une femme serait encore condamnée à penser comme et par son compagnon. Elle serait toujours incapable de s’émanciper non seulement du jugement dudit compagnon, mais aussi des sentiments qu’elle nourrit pour lui», écrit-elle. L’émission que présentait Audrey Pulvar entre 19h00 et 20h00 sur i-TELE a été suspendue par la direction de la chaîne après qu’Arnaud Montebourg a annoncé sa candidature aux primaires de son parti pour l’élection présidentielle.