«Belleville Story», dans les bas-fonds du Paris populaire (diffusion sur Arte le vendredi 26 mars à 20h35)

La glauque arrière-cour du quartier populaire parisien de Belleville, ses gangs mafieux, sans-papiers, «marchands de sommeil» et autres prostituées a inspiré une fiction sombre mais pleine de fantaisie qui parle d’une rencontre entre un voyou et un «Zorro» chinois. «Belleville Story», premier long-métrage d’Olivier Malherbe, a reçu à l’automne dernier le prix du meilleur film au festival de fiction française de La Rochelle. Cet ex-journaliste de 37 ans a vécu dans ce quartier de l’Est parisien, jamais abordé au cinéma ni à la télévision. «A l’époque (vers 2007, NDLR) il y avait pas mal d’arrestations de sans-papiers, de contrôles dans les bars. Je trouve que les caméras ont du mal à traverser la Seine et j’ai voulu me servir de Belleville, de son atmosphère unique – et typiquement française! – comme décor pour y planter une histoire», explique Olivier Malherbe. Son film, qui se passe de nuit, raconte comment Freddy, jeune voyou «ras-du-bitume» et à fleur de peau, doit remplir un contrat pour un gangchinois: tuer un certain Monsieur Zhu.

Aucun article à afficher