C. BERNARD (FTV Distribution) : « France Télévisions a un catalogue de 8.000 heures de programmes et nous travaillons avec de nombreux producteurs »

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France tv distribution est présent au MIPCOM et profite de l’événement pour présenter toute la richesse de son catalogue avec comme logique d’être présent sur tous les genres. L’occasion pour média+ de faire le point avec Catherine BERNARD, Directrice générale adjointe de France tv distribution.

MEDIA +

France tv distribution est présent au MIPCOM. Quel est le programme ?

CATHERINE BERNARD

Lors du MIPCOM, nous représentons de nombreux programmes de France Télévisions. Nous sommes très fiers et heureux de ce MIPCOM car les antennes de France Télévisions se démultiplient entre le linéaire et le digital. De plus, nous avons de nombreuses exclusivités à présenter. Nous allons ainsi proposer «Laëtitia», une nouvelle série de 6X52’ pour France 3 diffusée à l’horizon 2020 et produite par Compagnie des Phares et Balises (CPB Films) et L’Ile Clavel. Il s’agit d’une adaptation du livre «Laëtitia ou la fin des hommes», le livre à succès d’Ivan Jablonka. Nous avons aussi de nombreuses séries d’animations à présenter comme «Disco Dragon», 52X13’, produit par Mondo TV France, et disponible en 2020 sur les antennes du groupe, ou encore «Grosha & Mr B.» 52X11’ et produit par La Station Animation. Mais ce n’est pas tout : nous mettrons à l’honneur de nombreux documentaires comme la série documentaire «Apocalypse». Il s’agit d’une franchise très forte qui a été vendue partout dans le monde.

MEDIA +

La diversité des genres, une force pour France tv distribution ?

CATHERINE BERNARD

En effet, notre force est la diversité de notre line-up qui est à l’image des antennes France Télévisions. Nous avons un catalogue de 8.000 heures de programmes et nous travaillons avec de nombreux producteurs.

MEDIA +

Comment s’exporte le catalogue de France Télévisions ?

CATHERINE BERNARD

L’animation est un genre qui s’exporte particulièrement bien et nous avons d’excellents talents en France. Il en est de même pour nos téléfilms. «Alex Hugo», par exemple, est déjà vendu en Belgique, en Espagne, en République Tchèque ou encore en Lettonie et en Suisse. Le programme est encore en discussion dans d’autres territoires. Récemment, «Capitaine Marleau» a été vendu de la Chine aux États-Unis et le programme cartonne en France, même en rediffusion. Enfin, le succès est le même pour «Un Si Grand Soleil» qui a convaincu le public belge et touche de nombreux territoires grâce à TV5 Monde. Cependant, il est vrai que l’export des marques de France Télévisions est un peu long à démarrer car il faut que les acheteurs s’approprient le programme. Les documentaires s’exportent très bien aussi, exemple avec la série documentaire «Apocalypse», qui s’exporte en Belgique, en Suède, en Suisse ou encore en Espagne et en Allemagne. France Télévisions propose des documentaires de qualité sur des sujets qui voyagent.

MEDIA +

Vous vous occupez aussi des licences du groupe. Ces dernières ne sont-elles réservées qu’à l’animation?

CATHERINE BERNARD

Les produits les plus consommés de licences concernent le genre de l’animation pour un public d’enfants ou de jeunes adultes. Mais nous travaillons sur d’autres projets comme un plan de licence ambitieux sur «Fort Boyard» ou encore pour «Silence, ça Pousse !». L’émission à la main verte de France 5 connait un succès dans le domaine de l’édition, avec plus de 90.000 exemplaires de livres vendus. Le magazine «Silence, ça Pousse ! L’Ami des Jardins» est édité à 50.000 exemplaires, et la marque se décline également en calendriers, agendas et quiz. «Silence, ça Pousse !» est aussi présente en jardinerie, avec une gamme de plantes et d’équipements de jardinage. Nous cherchons aussi à développer de nouvelles choses pour «Thalassa» mais c’est encore en discussion.

MEDIA +

Quelle est votre stratégie concernant le numérique ?

CATHERINE BERNARD

France Télévisions travaille sur la question du digital depuis plusieurs années déjà. Le groupe a encore pour ambition de se développer sur ce segment et nous travaillons intelligemment avec les producteurs sur la déclinaison numérique des programmes, notamment via des chaînes Youtube fortes.  Nous mettons les moyens, qu’ils soient marketing ou d’acquisition de programmes, pour développer cet axe. De ce fait, les producteurs ne sont pas méfiants et considèrent la déclinaison numérique comme une chance et non comme un frein.