Canal+ : «La guerre des mondes» revient lundi

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«La guerre des mondes» revient lundi sur Canal+ avec un virus qui pourrait sauver la civilisation, comme un pied de nez à l’actualité. Et, fidèle à sa première saison, cette série de science-fiction sonde les tourments et les failles de l’humanité. Diffusée le lundi à 21H00 au rythme de deux épisodes par semaine (8 au total), cette deuxième saison (intitulée «Chapitre II : l’affrontement») va en mettre plein la vue aux téléspectateurs. Alors que la première saison, diffusée en 2019, voyait les protagonistes errer à travers la France et l’Angleterre, traqués par des créatures mécaniques débarquées de vaisseaux extraterrestres et exterminant tout ce qui ce bouge, créant ainsi une tension permanente, la suite est encore plus musclée et porteuse de réponses très attendues par les fans. Elle va offrir aux protagonistes, dont les héros Bill Ward et Catherine Durand, des scientifiques tourmentés incarnés par Gabriel Byrne et Léa Drucker, la possibilité de prendre leur revanche sur les mystérieux envahisseurs. Et on va enfin découvrir les origines et les motivations de ces attaquants. Mais derrière les scènes de guérilla qui font monter encore plus l’adrénaline dans cette suite, cette adaptation très libre de l’oeuvre de H.G. Wells pose des questions philosophiques et éthiques.»Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour protéger l’espèce et pour protéger nos proches, et comment serions-nous vus par des extraterrestres», a confié le créateur de la série Howard Overman, lors d’un échange avec des journalistes. Dans la saison 1, des personnages qui n’avaient rien en commun avaient dû surmonter leurs différences et leurs rancunes pour lutter contre l’ennemi commun. Mais dans «L’affrontement», ils vont s’apercevoir que cet adversaire n’est pas si étranger que cela, créant de nombreux dilemmes… Comme dans les vraies guerres, «nous pensons toujours que nos ennemis sont très différents de nous et les stratèges militaires font d’ailleurs tout pour les déshumaniser, mais en réalité ils ne sont pas très différents», explique Howard Overman. Et derrière le cliché des envahisseurs intergalactiques, cette «guerre des mondes» a été conçue comme une métaphore des risques d’autodestruction de l’humanité. «La série fonctionne comme un thriller, mais aussi, à un niveau inconscient, elle nous provoque et nous pousse à réfléchir au monde dans lequel nous vivons et aux menaces existentielles qui, pour la première fois dans l’histoire, sont bien réelles, comme le changement climatique ou le risque d’une annihilation nucléaire qui peuvent détruire totalement l’humanité», décrypte Gabriel Byrne. «La menace ne vient pas d’extraterrestres, le vrai danger vient de nous-mêmes», avance-t-il. 

Dans cette deuxième saison, le personnage joué par l’acteur vedette irlandais tente de développer un virus pour éradiquer les extraterrestres (une idée puisée en partie dans le roman de H.G. Wells). Et, comme dans la crise du Covid-19, les scientifiques sont érigés en sauveurs de la civilisation. Quant aux abondantes scènes de villes vidées de leurs habitants et plongées dans le silence, très cinématographiques, elles résonnent étrangement à l’heure des confinements provoqués par la pandémie. «C’est comme si la fiction engendrait la réalité», observe Emilie de Preissac, qui joue Sophia, la soeur de Catherine Durand. «Il y a comme un écho à ce qu’il se passe aujourd’hui». L’autre force de la série, derrière son «univers visuel très spectaculaire», c’est sa capacité à montrer ce qui fait le pire mais aussi le meilleur de l’humanité, relève de son côté Léa Drucker. Pour elle, l’oeuvre nous montre «comment trouver le chemin de l’espoir» quand tout nous semble perdu.