Canneseries lance sa 7ème saison vendredi

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Deux semaines après Séries Mania à Lille, les fans du petit écran ont rendez-vous vendredi sur la Croisette pour la 7e saison de Canneseries, dont la programmation musclée promet un tapis rose foulé par une multitude de célébrités, de Jamel Debbouze à Michael Douglas. Moins dense et 3 fois moins fréquenté que son concurrent nordiste, le festival cannois soutenu par Canal+ peut se targuer d’avoir mis la main sur des productions très attendues, présentées hors compétition jusqu’à mercredi. La chaîne cryptée, qui retransmettra la cérémonie d’ouverture animée par Bertrand Usclat («Broute»), y dévoilera «Terminal», sitcom créée par Jamel Debbouze et interprétée par Ramzy Bedia, signant le retour du genre qui les a révélés il y a 25 ans dans «H». Suivra, samedi, le blockbuster «Fallout» (Prime Video), adaptation de la franchise de jeux vidéo éponyme pour la plateforme d’Amazon. Sa tête d’affiche Ella Purnell («Yellowjackets») recevra un prix honorifique, comme son partenaire de jeu Kyle MacLachlan («Twin Peaks», «Desperate Housewives»), qui livrera une masterclass ouverte au public. Egalement au programme, la série «Becoming Karl Lagerfeld» (Disney+), avec Daniel Brühl («Good Bye, Lenin!») dans le rôle du célèbre couturier, «Fiasco» (Netflix), la nouvelle comédie d’Igor Gotesman («Family Business») portée par Pierre Niney, Géraldine Nakache et François Civil, ou encore, en clôture, «Franklin» (Apple TV+), sur le long séjour en France du père fondateur des Etats-Unis Benjamin Franklin, incarné par Michael Douglas. Du beau monde, donc, en partie grâce à l’«effet Cannes», a estimé le directeur artistique de Canneseries, Albin Lewi, lundi sur franceinfo: «Le fait de faire un festival à Cannes, forcément, c’est perçu à l’international comme le plus grand festival possible, donc on surfe là-dessus» et «on a fait nos preuves». Au total, les organisateurs ont sélectionné 27 séries courtes, longues et documentaires représentant 19 pays, sur un total de 300 éligibles reçues. Côté compétition, 8 oeuvres, dont pour la 1ère fois une chinoise et une brésilienne, s’affronteront dans la catégorie format long, sous la loupe d’un jury présidé par la Danoise Sofie Grabol («The Killing»). Israël, «territoire pourvoyeur de séries», en guerre contre le Hamas à Gaza, ne sera pas représenté, les oeuvres étant choisies en fonction de leur «qualité intrinsèque», a indiqué Albin Lewi sur franceinfo. Les quelque 30.000 participants espérés pourront également se tourner vers une dizaine de rendez-vous, dont une rencontre avec Nolwenn Leroy, à l’affiche de «Brocéliande», nouvelle série de TF1, et une autre avec Laurent Ournac, acteur principal de «Camping Paradis» depuis 2006 sur la même chaîne. Autre temps forts, des conversations avec Jason Priestley («Beverly Hills»), Vanessa Morgan («Riverdale») et Giacomo Gianniotti («Grey’s Anatomy»), tous au casting de la série américano-canadienne «Wild Cards», ou avec Brigitte Lecordier, la voix française de San Goku dans «Dragon Ball». A quelques mois des JO de Paris (26 juillet-11 août), le sport fera figure de fil rouge, notamment avec la projection du 1er épisode de la série documentaire «Handball : une histoire de familles» (Canal+), en présence de Jackson Richardson. Enfin, le média Konbini remettra son prix de l’engagement à l’actrice, chanteuse et activiste transgenre américaine Michaela Jaé Rodriguez («Pose»). Ce bon cru sera le dernier à accompagner le Miptv, auquel Canneseries est adossé depuis son lancement en 2018. Le 2ème marché mondial de l’audiovisuel après le Mipcom, installé sur la Croisette depuis 1963, déménagera à Londres l’année prochaine. Pas de quoi remettre en cause l’avenir de Canneseries, selon ses organisateurs. «Nous allons continuer à développer un marché autour de cet événement, à l’image de ce qui est fait au Festival de Cannes», a assuré le président du Palais des festivals, Jean-Michel Arnaud, dans «Nice-Matin».