Coronavirus : les ventes des quotidiens nationaux en recul au mois de mars, sauf «Le Monde» et «Les Echos»

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Les ventes des quotidiens nationaux ont reculé de 2,42% au mois de mars en moyenne sur un an, à cheval sur la période de confinement, selon les données diffusées jeudi par l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (ACPM).
Dans le détail, «Le Monde» (+11,55%, 347.611 exemplaires quotidiens en moyenne) et «Les Echos» (+4,84%, 135.911 ex.) tirent leur épingle du jeu, versions papier et numérique confondues.
«Libération» est stable (+0,60%, 71.578 ex.). Mais le quotidien sportif «L’Equipe» subit l’arrêt des compétitions sportives (-14,64%, 199.407 ex.).
«Le Figaro» recule aussi de 6,06%, avec 305.860 exemplaires en moyenne, comme «La Croix «(-4,10%, 86.802 ex.) et «Aujourd’hui en France» (-15,93%, 82.052 ex.).
«Le Parisien» est en léger recul (-2,15%, 185.698 ex.). Les chiffres de mars confirment que le confinement a eu un double effet: d’un côté, les ventes en kiosque sont en fort recul.
Très dépendant de ses ventes au numéro, «L’Equipe» perd notamment 38.000 acheteurs en moyenne par rapport à mars 2019. «Aujourd’hui en France» en perd 18.900, «Le Figaro» 9.000 et «Le Monde» 4.000.
De l’autre côté, les ventes numériques et la fréquentation des sites internet des journaux explosent: «Le Monde» enregistre ainsi +129% sur les visites de ses sites par rapport à sa moyenne 2019, devant «Le Figaro» (+87%), «Le Parisien» (+91%), «Libération» (+199%), «Les Echos» (+104%) et «La Croix» (+169%). Seul «L’Equipe» recule (-21%).
L’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (ACPM) explique que «dès la mi-mars, l’économie a fortement été impactée par le démarrage de cette crise et de ses conséquences, comme la mise en quarantaine, dont on imagine facilement les effets : fermeture d’un certain nombre de points de vente de presse, dans les transports en commun en particulier mais aussi sur le niveau d’affluence ainsi que dans tous les lieux où l’on peut habituellement trouver la presse».
«Toutefois les éditeurs ont eu à coeur de développer et dynamiser d’autres canaux moins impactés par la situation, comme l’abonnement», précise l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias.