Le tribunal de grande instance de Paris, saisi en référé par plusieurs syndicats sur la dissolution de l’Association des employeurs du service public audiovisuel (AESPA), a indiqué jeudi qu’il rendrait sa décision le 18 juin, a-t-on appris de source syndicale.Les syndicats SNJ, CFDT, CFE-CGC, CGT et CFTC contestent la dissolution de l’AESPA, la chambre patronale qui était chargée d’appliquer la convention collective des salariés de France Télévisions, Radio France, Radio France Internationale (RFI), TV5Monde et l’Institut national de l’audiovisuel (Ina). La dissolution de l’AESPA, en avril, résulte notamment de la suppression en tant que sociétés autonomes de France 2, France 3 et RFO (Réseau France Outre-mer), absorbées par l’entité France Télévisions. Pour sa part, France Télévisions n’était pas signataire en tant que telle de la convention collective des salariés de l’audiovisuel public. Les syndicats estiment qu’après l’absorption de France 2, France 3 et RFO, France Télévisions était adhérente «de fait» à l’AESPA, ou alors qu’elle aurait dû «démissionner», a expliqué Carole Petit, du SNJ. «Quelle que soit la décision rendue le 18 juin, nous attaquerons sur le fond», a-t-elle ajouté.



































