TF1 a fêté, jeudi 21 juin, les 10 ans de TFou et a présenté sa grille des programmes jeunesse de la rentrée: nouveaux programmes, nouveaux dessins animés, nouveau logo, etc… L’occasion pour Dominique Poussier, Directrice des programmes jeunesse de TF1, de nous présenter les nouveautés et les ambitions de la chaîne dans le domaine jeunesse.
média + : Quelle est l’originalité de la nouvelle saison ?
Dominique Poussier : Il y a en deux. D’une part, cette saison se place sous le signe de la novation car nous n’avons jamais eu autant de nouvelles séries qu’il s’agisse de fictions ou de dessins animés puisque notre grille compte neuf séries d’animation inédites dont six françaises et deux nouvelles fictions. D’autre part, nous misons sur la vraie mise en place du développement sur les autres médias.
média + : Quel est le budget ?
Dominique Poussier : Le budget qu’on a eu sur 2007 s’élève à 18 millions d’euros sur les acquisitions et les co-productions dont environ 10 millions consacrés à l’animation française.
média + : Comptez-vous développer votre offre VOD ?
Dominique Poussier : Oui, nous allons continuer à développer notre offre VOD gratuite, d’ores et déjà présente sur notre site mais on travaille, aussi, avec TF1 Vision sur une offre payante qui se construit un peu comme une chaîne de télévision, éditorialisée et segmentée, par exemple, en fonction de l’âge, des préférences ou du sexe de l’enfant. Mais je suis un peu sceptique sur une offre VOD payante pour les enfants quand on sait que la plupart des séries sont disponibles sur l’ensemble des chaînes.
média + : Comment vous positionnez-vous face à la concurrence avec l’émergence des chaînes de jeunesse sur le câble et satellite ?
Dominique Poussier : On a la chance d’être leader, nous offrons aux distributeurs et aux producteurs la meilleure vision pour leurs programmes ce qui est très attirant pour eux surtout s’ils pensent développer des produits dérivés. Et puis, ce sont quand même les chaînes hertziennes, quelles qu’elles soient, qui ont les plus gros moyens et qui sont les seuls capables de lancer des programmes inédits. Nous ne sommes pas en concurrence, en terme d’acquisition, avec les chaînes du câble et du satellite. On est protégé en ayant des fenêtres prioritaires d’au moins 18 mois. Toutes les séries qui sont sur le câble et le satellite sont celles qui sont sur les grandes chaînes hertziennes, il n’y a pratiquement pas de productions originales, hormis, des programmes très courts qu’elles peuvent s’offrir, mais quand il s’agit de séries, ce sont les chaînes hertziennes qui sont leader en terme d’investissements.


































