Expo universelle 2025 au Japon : la France lance un appel aux entreprises nationales à rejoindre le projet tricolore

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La France a lancé un appel mercredi à Tokyo aux entreprises nationales à rejoindre le projet tricolore en vue de l’Exposition universelle qui se tiendra au Japon en 2025. «Il y a encore beaucoup de places pour d’autres partenaires. J’adresse en particulier un message aux entreprises grandes ou petites des secteurs de l’Industrie, des transports, de l’énergie, du recyclage et de la pharmacie. Je lance un appel à nos fleurons. Il est grand temps d’y aller !», a déclaré à Tokyo Jacques Maire, commissaire général du pavillon français. M. Maire, qui est aussi président de la Compagnie française des expositions (Cofrex), était accompagné du ministre délégué au Commerce extérieur Franck Riester, venu donner «le premier coup de pelle» de l’édification du Pavillon français mardi à Osaka. M. Maire, qui a notamment cité Dassault Systèmes, Air Liquide, EDF, Veolia, Sanofi, Framatome, a précisé que cet appel n’était pas stricto sensu budgétaire, mais plutôt l’envie de voir participer à cet événement «les acteurs qui font refléter des savoir-faire». Il a profité de cette présentation officielle du Pavillon français à l’Ambassade de France au Japon pour évoquer un budget, revu à la hausse, de 56 millions d’euros, répartis entre «le financement public, à hauteur de 41 millions, et le privé à hauteur de 15 millions», provenant notamment des 4 principaux partenaires déjà impliqués, LVMH, Axa, les Vins d’Alsace et Ninapharm. «C’est de l’intérêt de tous que la marque France soit aussi une marque qui soit porteuse d’innovations, d’engagement industriel», a-t-il ajouté, précisant que l’argent apporté par les potentiels futurs partenaires serait simplement «un plus» pour par exemple augmenter la qualité des «expositions». Pendant les six mois que durera l’Exposition Universelle, du 13 avril au 13 octobre 2025, la France misera sur le luxe et la gastronomie dans un pavillon «hymne à l’amour» pour séduire les 28 millions de visiteurs attendus. Franck Riester a évoqué «l’emplacement exceptionnel» du Pavillon français près de l’entrée principale du site et s’est réjoui de «son esthétique qui ne manquera pas d’attirer l’attention avec sa façade imposante, parcourue par une rampe en cuivre rosé.» La façade du pavillon, ouverte, sera parcourue d’un escalier en forme d’anneau. A l’intérieur, une immense tapisserie d’Aubusson (Creuse) représentant une scène de «Princesse Mononoké» du réalisateur japonais Hayao Miyazaki, accueillera les visiteurs, qui pourront ensuite déambuler parmi les salles d’expositions, temporaires ou permanentes. En revanche, un jardin fleuri qui devait être posé sur le toit du bâtiment a été supprimé, seule changement notable par rapport à la présentation officielle qui avait été faite à Paris le 10 janvier dernier. Le pavillon, qui doit être achevé en janvier prochain, sera complètement recyclable et accessible virtuellement. Vitrine commerciale et culturelle pour plus de 160 pays, ce rendez-vous sera centré sur le thème «Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain». Il fait face à de nombreux défis, l’envol des coûts de construction qui retardent les travaux de certains pays, les conflits et tensions dans le monde, de l’Ukraine à Gaza. La Russie a décidé de ne pas participer. De plus, au Japon, l’événement est loin de faire l’unanimité. Selon un récent sondage de l’agence de presse japonaise Kyodo, 82% des entreprises et organisations nippones impliquées dans l’événement s’inquiètent du manque d’enthousiasme du public. Les expositions universelles se tiennent tous les 5 ans et durent au maximum six mois. La dernière en date, à Dubaï, a accueilli 24 millions de visiteurs.