G. PANTEIX (Loveboat) : « Loveboat a pour mission de faire émerger de nouveaux talents »

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Créée en octobre 2020, Loveboat est une société de production de contenus entre publicité, entertainment et fiction. Tour d’horizon des projets et des ambitions de cette nouvelle structure avec Greg PANTEIX, Directeur général de Loveboat.

Loveboat est une nouvelle structure de production. Quel est votre positionnement ?

On se positionne comme une société de production de contenus entre publicité, entertainment et fiction. Loveboeat est née de la volonté commune de Nicolas Winding Refn (réalisateur du film «Drive», ndlr) et de Logical Pictures (groupe ayant une expertise dans le financement de contenu et la production cinématographique de films indépendants), de développer un vivier de talents issus des mondes de la fiction et de la publicité́. L’équipe de Loveboat se compose aussi de Jeff Baron à Los Angeles, Marine Garnier à Paris, et de moi-même. Ensemble, nous avons réuni nos forces vives. L’idée était de se dire, en ces temps de changements, comment est-il possible de réinventer la façon de produire de la publicité avec une perspective à la fois de réalisateurs mais aussi de groupe audiovisuel qui fait davantage de longs métrages et de séries.

Votre structure a-t-elle accès à des réalisateurs basés en Europe et aux États-Unis ?

Absolument ! Le fait que nous soyons à Paris et à Los Angeles nous aide beaucoup. En dépit de la crise, le marché ne s’est pas du tout arrêté. Nous venons d’ouvrir notre bureau aux États-Unis et nous sommes déjà en train de pitcher 4 projets. De plus, nous sommes dans un monde où l’on peut de moins en moins voyager, il donc est important d’avoir un pied en Europe et aux États-Unis. Et pourquoi pas ouvrir un bureau à Londres en 2021… Nous souhaitons amener plus d’entertainment dans les projets et de monter des formats plus longs. L’idée serait de créer une passerelle pour des réalisateurs de publicité qui pourraient intégrer des longs métrages ou des séries, et vice-versa.

Quelle place accordez-vous aux nouveaux talents ?

Loveboat a pour mission de faire émerger de nouveaux talents, d’encourager la diversité et promouvoir l’inclusivité. C’est le cœur de notre métier. Si nous ne développons pas de réalisateurs, personne d’autre ne le fera. Nous lisons beaucoup de scénarios et regardons de nombreux longs métrages. C’est ainsi que nous les repérons. On essaie aussi de favoriser une certaine diversité et d’aller voir dans des endroits où peu de réalisateurs sont représentés. A ce jour, nous représentons Baloji, un musicien, styliste et réalisateur que nous avons repéré. On essaie de lui donner par exemple de nouveaux terrains d’expression en publicité ou en long métrage.

Comment réinventer la production des publicités, parfois mal perçues par certains téléspectateurs ?

Nous devons y amener une vraie voix, c’est-à-dire un talent et/ou un univers, tout en donnant de l’espace à un réalisateur pour s’exprimer. C’est à partir de là que les projets publicitaires deviennent intéressants et créatifs. Dans ce secteur, pour éviter la normalisation des projets, il faut redonner de l’espace aux réalisateurs. Certains se cloisonnent à faire la même chose, alors qu’il faut se battre pour ouvrir le spectre et essayer de nouvelles formes d’expression. C’est la clé d’entrée de la création une fois que le concept a été posé par une agence ou un client.

Quels sont vos premiers projets ? Nous venons de produire une publicité pour l’enseigne Monoprix avec Emma Luchini. Nous picthons aussi sur plusieurs projets de clips.