Grèce : rappel à l’ordre pour une couverture d’un viol collectif

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    Le Conseil national d’audiovisuel (ERS), le gendarme des ondes greques, s’est inquiété vendredi du sensationnalisme de la couverture par les télévisions privées du pays du viol collectif d’une adolescente bulgare, qui fait la Une depuis plusieurs jours. A l’issue d’une réunion jeudi soir du ERS sur cette affaire, une recommandation a été adressée à toutes les télévisions rappelant leurs obligations de «respecter la Constitution et les lois en vigueur sur la protection de la dignité, de la vie privée et de la jeunesse». Les directeurs des principales chaînes, Méga, Ant1, Alpha et Alter, ont en outre été convoqués mercredi à déposer devant l’ERS, a-t-on appris auprès de cet organe. Depuis le début de la semaine, les télévisions diffusent quotidiennement de longs reportages sur le viol d’une lycéenne bulgare de 16 ans dans son école du village d’Amarynthos, sur l’île d’Eubée (est) où elle vivait depuis dix ans avec sa mère. Après une plainte déposée par la victime, des poursuites pénales ont été lancées pour «viol en commun» contre quatre adolescents grecs de 16 à 18 ans, camarades de la jeune fille. Depuis, le climat s’est détérioré à l’encontre de la victime, qui a été contrainte de quitter le village avec sa mère.