La justice et le régulateur de l’audiovisuel, l’Arcom, ont réuni lundi les chaînes télé et sociétés de production pour appeler «à la mobilisation» contre le harcèlement et le cyberharcèlement de candidats à des émissions de divertissement.
Le pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH) et l’Arcom seront «particulièrement vigilants» en cas de «messages de haine ou de cyberharcèlement, en particulier à connotation sexiste, raciste, antisémite, homophobe ou transphobe», ont-ils indiqué dans un communiqué commun. Ils veilleront aussi à ce que «les plateformes soient réactives en cas de signalement, et à ce que les auteurs fassent l’objet d’enquête et, le cas échéant, de poursuites pénales», s’engagent les 2 institutions. Ces dernières années, les propos haineux se sont multipliés à l’égard de candidats. Il y a un an par exemple, la société de production de la «Star Academy», SOS Racisme et La Maison des potes avaient déposé plainte après des messages racistes en ligne envers Ebony Cham, une des 2 finalistes du télécrochet de TF1. En 2025 aussi, M6 s’était fendue d’un message sur Instagram appelant à la «bienveillance» et au «respect», et soulignant que «le cyberharcèlement est puni par la loi», après des critiques sur des participants à «Mariés au 1er regard». La réunion de lundi a été organisée après plusieurs alertes «sur le harcèlement, en particulier en ligne, que subissent de manière récurrente les candidats à des émissions de divertissement», expliquent l’Arcom et le PNLH. Les chaînes et les producteurs «déploient d’ores et déjà des actions concrètes de sensibilisation et d’accompagnement des candidats ciblés par ces messages», reconnaissent-ils.
Ces acteurs ont pris «l’engagement de mieux prévenir ces situations et mieux aider les candidats victimes de harcèlement et cyberharcèlement», rapportent-ils. Miss France 2026, Hinaupoko Devèze, bénéficie notamment d’un accompagnement inédit, après le cyberharcèlement subi par la sortante Angélique Angarni-Filopon, en raison de son origine et son âge, 35 ans. Elle avait même pensé à renoncer à son titre. Hinaupoko Devèze et les prochaines Miss France bénéficieront du «marrainage» d’une ancienne lauréate, avaient annoncé en décembre TF1 et la société Miss France.



































