J.B. BOUILLOUX (JLA Productions) : «La série Astrid et Raphaëlle a été vendue dans une vingtaine de pays»

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Retour réussi pour la série «Astrid et Raphaëlle», dont les deux premiers épisodes de la saison 2 ont réuni en Prime Time 4,85 millions de téléspectateurs, soit 21,3% du public sur France 2, le 21 mai (+1,17 million sur 1 an). L’occasion de nous entretenir avec Jean-Sébastien BOUILLOUX, Producteur chez JLA Productions.

MEDIA +

«Astrid et Raphaëlle» rencontre un vrai succès sur France 2. En quoi se distingue-t-elle des autres séries ?

Jean-Sébastien BOUILLOUX

C’est une fiction très exigeante. Souvent mystérieuses, les intrigues marquent leur différence. On est sur du Sherlock Holmes moderne. Le facteur plus, c’est notre duo de personnages composé du commandant de brigade criminelle Raphaëlle Coste et de sa criminaliste consultante préférée et autiste, Astrid Nielsen. Ce tandem bienveillant et touchant fait tout le sel de la série. Avec le scénariste Alexandre De Seguins, nous voulions que l’autisme soit un élément de caractérisation d’un des personnages. Les deux actrices Sara Mortensen et Lola Dewaere ont véritablement rencontré leur rôle. Elles ont fait un travail de fond sur leurs personnages. A cela s’ajoutent des guests (Pierre Palmade, Emilie Dequenne …) pour surprendre le public.

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Crossboardez-vous les épisodes ?

Jean-Sébastien BOUILLOUX

Les 8X52’ de la saison 2 d’«Astrid et Raphaëlle» ont été crossboardés en deux blocs de 4 épisodes avec deux réalisateurs différents. Nous tournons 10 jours par épisode. Avec l’auteur de la série, on se charge de la cohérence artistique. Avec l’aide de notre chef opérateur Jérôme Alméras, qui a beaucoup travaillé pour le cinéma, nous cherchions une identité visuelle assez forte. Nous tournons aux abords de Paris, à Suresnes. L’écriture de l’éventuelle 3ème saison a démarré plus tôt que prévu avec l’accord de la chaîne pour réduire le délai de livraison et mettre en place plus rapidement la pré-production.

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La série a-t-elle été vendue à l’international ?

Jean-Sébastien BOUILLOUX

La série a été vendue dans une vingtaine de pays : États-Unis, Royaume-Uni, Irlande, Japon, Espagne, Portugal, etc. De nombreuses négociations sont en cours. On devrait atteindre assez rapidement les 40 territoires intéressés. La force de nos personnages et de nos intrigues touchent à l’universel. Peu importe l’endroit où cela se passe au fond. Nous posons de véritables énigmes avec des univers décalés et originaux. 

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Quelle suite allez-vous donner à «Munch» sur TF1 ?

Jean-Sébastien BOUILLOUX

Nous sommes en plein tournage de la 4ème saison de 8X52’. Cette saison sera assez rock’n’roll et marquera sa différence dans le cabinet d’avocats. Nous avons toujours été un mélange de comédie, d’intrigues judiciaires avec une pincée de drama. Au-delà du côté transgressif du personnage de Munch incarné par Isabelle Nanty, la série parle de choses graves avec humour et bienveillance.

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Avez-vous des projets en cours ?

Jean-Sébastien BOUILLOUX

En intégrant JLA Groupe en 2014, ma première saga thriller était «La vengeance aux yeux clairs». Je travaille aujourd’hui avec le même auteur pour développer une nouvelle saga thriller assez sophistiquée en cours de présentation chez les diffuseurs. Je suis également en négociation pour racheter une série suédoise.

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A quand la création de votre filiale au sein de JLA Groupe ?

Jean-Sébastien BOUILLOUX

Je viens tout juste de la monter, elle s’appelle Superplanète Productions. L’idée est de garder un pas chez JLA Productions tout en développant ma structure qui veut être différente en termes d’édito avec des projets plus personnels et singuliers. Je travaille sur une comédie familiale de 10X26’ avec une star du stand-up, qui commence à être présentée aux plateformes.