Julien Doré incarne un flic atypique dans «Panda», la nouvelle comédie policière de TF1 

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«Le challenge, c’était d’être le plus solaire, de faire le plus de bien possible», résume le chanteur Julien Doré, reconverti en flic baba cool dans sa première série, «Panda», nouvelle comédie policière de TF1 dans le sillage du carton «HPI». Située en Camargue, cette fiction en six épisodes de 52 minutes suit Victor Pandaloni, alias Panda, policier qui a tout plaqué pour tenir une paillote en bord de mer et siroter du matcha, sans portable ni voiture. Contraint de reprendre du service, l’enquêteur en tongs et à la longue crinière bouclée fait équipe avec Lola (Ophélia Kolb), autrement moins zen que lui, sans renoncer à son sommeil ou son rejet des armes. C’est un personnage «très attaché au vivant, respectueux de ce qui l’entoure, la nature mais aussi les êtres humains», commente Julien Doré, de passage à Paris pour la promotion de cette série taillée sur mesure. Installé dans ses Cévennes natales depuis quelques années pour retrouver ses «racines» et celles de «la nature omniprésente», l’artiste de 41 ans a accepté ce défi à partir d’un pitch très simple autour d’un flic nommé Panda, dans le sud de la France. – Camargue – «C’était au tout départ un clin d’oeil à cet animal qui fait partie de mon bestiaire musical artistique», explique celui qui s’est grimé en mangeur de bambou dans le clip de «Coco Câline». «Assez vite, j’ai suggéré que cela se situe en Camargue», précise l’ancien étudiant des Beaux Arts de Nîmes, qui a grandi «au milieu des taureaux, des chevaux, des flamands roses». Ainsi, «plus de 80% de l’équipe sur le tournage allaient être constitués de gens de la région». Camargue, empathie, connexion avec la nature… Panda et Julien Doré partagent de nombreux points communs. Panda a en outre «un petit peu plus de candeur que moi» et «mise beaucoup sur le câlin» pour faire parler les suspects. «Me concernant, étant quelqu’un d’assez pudique, le câlin est important, évidemment, mais il est choisi». Aperçu dans la série «Dix pour cent», l’auteur-compositeur-interprète n’a pas pris de cours de comédie. Mais ce gagnant de «La nouvelle star» a notamment pu s’appuyer sur ses discussions avec son amie Virginie Efira, ancienne animatrice de l’émission qui l’a révélé en 2007 et depuis devenue une star du grand écran. 

«A poil» : Le duo antinomique qu’il forme avec Ophélia Kolb n’est pas sans rappeler celui d’HPI, composée de la déjantée Morgane (Audrey Fleurot) et du rigide Karadec (Mehdi Nebbou). Faut-il y voir une redite du plus gros succès d’audience pour une fiction depuis 2005 ? «Mon personnage est très posé» comparé à celui d’Audrey Fleurot, fait valoir Julien Doré. «Evidemment il y a de la couleur, de la caricature mais, ce qui prime, c’est les personnages, leur psychologie et ce qu’on va découvrir au fil des épisodes», plutôt que les enquêtes, défend-il. En revanche, cette série, co-créée par Thomas Mansuy («Derby Girl», «Killer Coaster»), «n’est possible dans son ton, dans son humour, dans ses vannes que grâce au fait qu’une série comme HPI» a «ouvert des portes». Preuve qu’elle «inverse les codes» du genre policier, les personnages masculins y sont présentés «comme des bras cassés», selon Julien Doré, qui y apparaît souvent «le cul à l’air». Certains polars prônent encore «un certain virilisme, une certaine violence (…) et le corps nu est très souvent sexualisé, généralement pour le même sexe», les femmes. «Quand je suis à poil, je ne le suis pas de façon sensualisée, c’est fait avec humour», insiste-t-il. Avant une éventuelle saison 2 ou un nouvel album, ses fans le retrouveront sur scène début 2025. Sur X, le chanteur a déjà offert, dans une vidéo personnalisée, deux billets de concert à une mère et sa fille. Un geste qu’approuverait certainement le gentil Panda.