L. BACHMAN (PFDM) : «57 nouveaux signataires s’engagent pour dire stop au harcèlement dans les médias»

345

Ce mardi 21 janvier à 17h30, pour la 2ème année consécutive, se tiendra au Ministère de la Culture, la signature de la charte «Pour les femmes dans les médias» (PFDM), en présence de Franck Riester, Ministre de la Culture. Détails avec Laurence BACHMAN, Co-Présidente PFDM & Directrice générale du Groupe Telfrance.

media+

Comment l’association «Pour les femmes dans les médias» poursuit-elle son engagement contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes ? 

Laurence BACHMAN

L’année dernière, 17 entreprises du secteur de l’audiovisuel se sont engagées contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes dans les professions liées aux médias à travers la signature au ministère de la Culture d’une charte de bonne conduite. Cette initiative faisait écho à la promulgation de plusieurs lois imposant de nouvelles obligations pour les sociétés en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes. Les engagements dont nous assurons aujourd’hui la promotion à travers la charte permettent d’agir pour mettre fin à ces comportements. Changer les mentalités est pour nous la seule façon de garantir que la loi sera durablement respectée.

media+

Pourquoi la charte PFDM est-elle signée pour la deuxième année consécutive ?

Laurence BACHMAN

Suite à l’initiative mise en place l’année dernière, Franck Riester, le ministre de la Culture a appelé de ses vœux, à ce qu’il y ait une deuxième salve en élargissant les signataires. A ce titre, nous avons été agréablement surpris par les nombreuses demandes spontanées. 57 nouveaux signataires, représentants les médias, les producteurs de flux, la presse et le monde de la musique, viendront s’engager pour dire stop au harcèlement et aux agissements sexistes. C’est bon signe car dans le monde ça n’a pas bougé dans le bon sens pour la cause des femmes.

media+

Comment évoluent les mentalités dans les médias français ?

Laurence BACHMAN

Les groupes audiovisuels français mettent en place un certain nombre de démarches. En novembre dernier, la présidente de France Télévisions a annoncé vouloir mettre en place des quotas de réalisatrices dès 2020 sur les chaînes publiques. A cette mesure de parité, s’ajoutera la présence de «référents harcèlement sexuel» sur tous les tournages d’œuvres de fiction. On avance ! Les mentalités évoluent mais il y a encore du «boulot». Pour nous parler en détail de leurs actions, Delphine Ernotte (Groupe France Télévisions), Gilles Pélisson (Groupe TF1) et Maxime Saada (Groupe Canal+), exposeront mardi au ministère de la Culture, les actions mises en œuvre dans leurs groupes respectifs, depuis leurs engagements lors de la première édition de la charte, le 13 mars 2019.

media+

Quelles sont les autres actions que mènent l’association «Pour les femmes dans les médias» ?

Laurence BACHMAN

Nous souhaitons faire avancer la cause des femmes, et qu’elles soient ainsi plus présentes devant et derrière la caméra. Elles doivent avoir également des postes de plus en plus importants dans les médias. (Les femmes représentent 52% de la population en France, mais elles ne sont que 35% à intervenir dans les programmes, ndlr). Si on ne protège pas les femmes, elles ne pourront pas y arriver. Nous avons tous un devoir de protection. Et le travail de l’association «Pour les femmes dans les médias», y participe.