L. PUONS (SPORTEL) : «Nous sommes devenus la convention incontournable des leaders du sport business et des médias»

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Ouverture du SPORTEL ce lundi à Monaco. Ce rendez-vous s’est imposé comme la convention destinée aux leaders de l’industrie du sport business et des médias. Pour nous révéler les enjeux de la manifestation, média+ s’est entretenu avec Laurent PUONS, Vice-Président du SPORTEL. 

média+ : Le SPORTEL se revendique-t-il aujourd’hui comme le marché de référence des droits sportifs ?

 Laurent PUONS : Le SPORTEL est placé sous le haut patronage du Prince Albert II de Monaco et du Comité International Olympique, ce qui lui apporte une certaine notoriété. Le rendez-vous s’est imposé depuis 28 ans comme la convention incontournable pour les leaders de l’industrie du sport business et des médias. Chaque année, nous recevons toutes les chaînes de télévision, les distributeurs de droits sportifs, les fédérations internationales, les agences de marketing du sport, les organisateurs d’événements, les producteurs et les nouveaux médias qui se donnent rendez-vous pour signer des contrats. En tant que marché, il y a des accords de ventes et d’achats de programmes, mais nous déterminons aussi les futures tendances du développement et les enjeux du secteur.

Constatez-vous une fréquentation en hausse pour le SPORTEL ?

C’est avec une certaine satisfaction que nous poursuivons notre développement après 28 ans d’existence. En plus de se maintenir à un certain niveau de fréquentation, nous continuons à croître. C’est bien la preuve que l’élite du sport business nous fait confiance pour développer ce secteur avec une manifestation au service de l’industrie. Nous accueillons près de 3.000 participants, plus de 1.000 sociétés venant de plus de 80 pays. Nous avons plus d’une vingtaine de nouveaux exposants cette année. Et qui dit nouveaux exposants, dit nouvelle opportunité de business pour le marché.

Est-il possible de chiffrer le nombre de deals effectués lors de chaque SPORTEL ?

C’est une question récurrente. Je ne peux pas y répondre dans la mesure où les chiffres sont pharaoniques et confidentiels. SPORTEL, c’est «the place to be» pour réaliser du business sportif. Vous pouvez donc imaginer les transactions qui se font durant la convention.

A partir des conférences qu’organise le SPORTEL, quelles tendances distinguez-vous ?

J’estime aujourd’hui qu’il y a de grosses problématiques dans le droit sportif à travers toutes ces heures de vidéos disponibles gratuitement sur les réseaux sociaux. Les acteurs du sport business s’interrogent sur la limite de ces pratiques. Depuis l’an dernier, nous avons lancé les «Law Conference» sur les droits du sport qui répondent en grande partie à ces interrogations.

Comment souhaitez-vous développer la franchise SPORTEL ?  

Chaque année au mois de mars, nous avons un marché du printemps. Face au potentiel du continent asiatique, nous allons nous y installer pendant plusieurs années d’affilées pour imprégner notre marque. En parallèle, nous mettons en place notre Summit les 15 et 16 mai 2018 à Miami. Il s’agit d’un programme de conférences de très haut niveau pendant deux jours et dont l’objectif est de regrouper les 300 plus importants «decision makers» du sport business dans des conditions optimales. Les thèmes abordés seront l’e-sport, le droit sportif, le marketing, le dopage, la politique. Le but est d’envisager les tendances d’un futur très proche et de développer le networking entre gens de haut niveau.