La Cnil «réservée» sur la vote électronique pour des élections politiques

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) se dit «réservée» quant à l’utilisation du vote électronique pour des élections politiques, dans une nouvelle «recommandation» publiée mercredi au Journal officiel.
Elle rappelle que «le vote électronique présente des difficultés accrues (…) pour les personnes chargées d’organiser le scrutin et celles chargées d’en vérifier le déroulement, principalement à cause de la technicité des solutions mises en oeuvre». La Cnil dit en particulier avoir constaté depuis 2003 «que les systèmes de vote existants ne fournissaient pas toutes les garanties exigées par les textes légaux». La commission détaille ensuite toute une série de recommandations fixant «les garanties minimales que doit respecter tout dispositif» de «vote électronique à distance, en particulier par Internet» et visant à «orienter les futures évolutions des systèmes de vote».
Elle insiste notamment sur la sécurité, la confidentialité des données, l’authentification des électeurs, les «clés de chiffrement», le «scellement» de l’urne, etc. «Le dispositif doit garantir que l’identité de l’électeur ne peut pas être mise en relation avec l’expression de son vote, et cela, à tout moment du processus de vote, y compris après le dépouillement», insiste la CNIL.

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