La Corée du Sud a triplé l’enveloppe consacrée à l’intelligence artificielle dans le projet de budget 2026

La Corée du Sud a triplé l’enveloppe consacrée à l’intelligence artificielle dans le projet de budget 2026

Le président sud-coréen Lee Jae Myung a annoncé ce mardi 4 novembre avoir triplé par rapport à l’année dernière l’enveloppe consacrée à l’intelligence artificielle dans le projet de budget 2026, assurant ainsi «marquer l’entrée dans l’ère de l’intelligence artificielle».

Il souhaite allouer 10.100 milliards de wons (près de 6,1 milliards d’euros) à «une transformation majeure visant à propulser la Corée du Sud parmi les trois premières puissances mondiales en matière d’IA».

«Nous allons considérablement augmenter les investissements afin de marquer l’entrée dans l’ère de l’intelligence artificielle et de poser des bases solides pour la croissance», a déclaré M. Lee dans le cadre de son discours annuel sur le budget devant le Parlement.

«Sur ce montant, 2.600 milliards de wons (environ 1,57 milliard d’euros) seront investis dans le déploiement de l’intelligence artificielle dans l’industrie, la vie quotidienne et le secteur public, tandis que 7.500 milliards de wons (presque 4,53 milliards d’euros) seront consacrés au développement des compétences et à la construction d’infrastructures», a précisé le président sud-coréen.

Au total, le projet de budget 2026 s’éleve à 728.000 milliards de wons (près de 440 milliards d’euros), en hausse de 8,1% par rapport à 2025. Lee Jae Myung aura toutefois besoin d’une majorité des voix au Parlement pour faire adpter cette proposition de budget.

La Corée du Sud abrite deux des plus grands fabricants mondiaux de puces mémoire, Samsung Electronics et SK hynix, qui produisent des composants essentiels pour l’intelligence artificielle et les centres de données, un secteur en plein boom.

Jensen Huang, le patron du mastodonte américain des puces Nvidia, a annoncé vendredi dernier son projet de fournir 260.000 semi-conducteurs les plus avancées à la Corée du Sud pour doper l’usage industriel de l’intelligence artificielle, après avoir rencontré Lee Jae Myung. S’il a toutefois qualifié devant la presse d’«ambitieux» l’objectif affiché du président sud-coréen de faire de son pays une puissance majeure en matière d’intelligence artificielle, il a ajouté qu’il n’y a pas de raison que la Corée du Sud n’y parvienne pas, car «elle possède la technologie, l’expertise logicielle et une capacité naturelle à construire des usines», selon lui.

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