Ryan Gosling en scientifique amnésique dans «Projet dernière chance» 

Ryan Gosling en scientifique amnésique dans «Projet dernière chance» 

L’ingéniosité, l’empathie et la coopération sont-elles des valeurs héroïques ? Dans «Projet dernière chance», Ryan Gosling incarne un scientifique ni courageux, ni particulièrement brillant, se réveillant à des années-lumière de la Terre avec une mission : sauver l’univers. Après des années de coma, Ryland Grace émerge seul survivant d’une mission spatiale au but inconnu. Frappé d’amnésie, ce scientifique spécialiste de biologie moléculaire va peu à peu recomposer le puzzle de sa mémoire pour comprendre la raison de sa présence dans l’espace. Ce long-métrage est une adaptation d’un roman d’Andy Weir, auteur de «Seul sur Mars», un livre porté à l’écran en 2015 avec Matt Damon dans le rôle principal. Loin d’adopter les codes classiques du film de science-fiction, «Projet dernière chance», réalisé par Phil Lord et Christopher Miller («21 Jump Street», «La Grande Aventure Lego»), est une comédie dramatique où Ryan Gosling déploie tout son talent comique, devenu sa marque de fabrique depuis une quinzaine d’années. «A ce stade de ma vie, si je dois faire des films, je veux que ce soit des films qui vaillent la peine d’être vus en salle», a déclaré Ryan Gosling lors d’une rencontre avec des journalistes à Paris avant la sortie du film en France prévue le 18 mars. 

Performance saluée : L’acteur canadien de 45 ans, l’une des plus grosses stars hollywoodiennes (également producteur du long-métrage), livre une performance encensée par la presse américaine. Seul à l’écran pendant les deux tiers du film, il dit s’être «senti intimidé par le défi». Il partage l’affiche avec Rocky, un extra-terrestre missionné par les siens pour sauver son propre système solaire. Ryland Grace et Rocky vont devoir apprendre à communiquer et à collaborer pour trouver ensemble le remède au mal qui ronge l’univers. L’amitié qui se noue entre eux débouche sur un «buddy movie» inattendu, dans un mélange d’action, d’humour et d’émotion. «Seules quelques personnes peuvent te faire rire et pleurer dans la même scène. (…) Et il est difficile d’imaginer que quelqu’un d’autre aurait pu faire ce que Ryan a fait dans ce film», a salué le co-réalisateur Christopher Miller. Ryan Gosling, qui porte le projet depuis six ans, s’enthousiasme lui pour le message de l’oeuvre. «J’ai été profondément touché par le point de vue d’Andy (Weir)», a-t-il expliqué. «Il nous offre la possibilité de nous détourner de la peur, et peut-être d’avoir de la curiosité, en se disant que l’avenir n’est pas nécessairement quelque chose dont il faut avoir peur, mais plutôt quelque chose qu’on doit comprendre», a-t-il avancé. «Ca m’a touché d’une manière très personnelle et j’ai eu le sentiment que (ce film) était quelque chose que je voulais créer pour mes enfants et, je l’espère, pour leur génération», a poursuivi l’acteur. 

Acteur de comédie : Avec ce film, Ryan Gosling confirme son statut d’acteur de premier plan, capable de passer de la comédie au drame, et des films indépendants aux productions à gros budget (il jouera dans le prochain «Star Wars» dont la sortie est prévue l’année prochaine). «Il m’a fallu du temps pour comprendre que je pouvais faire les choses comme je le voulais», a-t-il raconté. «Il m’a toujours paru étrange que, dès qu’il se passait quelque chose de drôle dans une scène, le réalisateur crie «coupez!»», a ajouté l’interprète de Ken dans «Barbie». «Je faisais des films indépendants sérieux mais la règle tacite était que rien de drôle ne pouvait arriver», s’étonne-t-il encore quelques années plus tard. 

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