L’Agence France-Presse proteste contre l’usage de ses images par le polémiste d’extrême droite Éric Zemmour dans son clip d’annonce de candidature

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L’Agence France-Presse a protesté mercredi, comme de nombreux médias et personnalités françaises, contre l’usage de ses images par le polémiste d’extrême droite Éric Zemmour dans son clip d’annonce de candidature à la présidentielle en France, brandissant la menace de poursuites judiciaires. 

«L’Agence France-Presse a demandé à l’équipe de campagne d’Eric Zemmour de cesser d’utiliser ses images qui ont été incluses, sans son autorisation, dans le message vidéo dans lequel le polémiste a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle», a indiqué l’Agence France-Presse dans un communiqué. 

«Nous avons eu la surprise de constater mardi que dans la vidéo postée sur YouTube par l’équipe de campagne d’Eric Zemmour et dans laquelle Eric Zemmour annonce sa candidature à l’élection présidentielle, des images appartenant à l’Agence France-Presse ont été reproduites et incluses dans le clip, sans notre autorisation et sans licence», a écrit le directeur de l’information, Phil Chetwynd. 

Des images tirées d’au moins 5 vidéos AFP apparaissent dans le clip. «Une telle exploitation constitue une violation des droits de l’Agence France-Presse et nous vous prions instamment de cesser toute utilisation de ces images dès réception de ce courrier», poursuit Phil Chetwynd. 

«Nous faisons réserve de nos droits, et de la possibilité d’engager des poursuites pour obtenir réparation du préjudice qui nous est causé», conclut le courrier. 

Après la diffusion ce mardi 30 novembre du clip de campagne du candidat à la présidentielle, diffusé sur sa chaîne YouTube (plus de 2 millions de vues en 24 heures), de nombreux médias et personnalités s’étaient insurgés en France contre l’usage de leurs images. 

Parmi eux, le réalisateur Luc Besson et l’écrivain Jacques Attali, la chaîne France 24, France Télévisions, l’Institut national de l’audiovisuel (Ina, qui archive les productions audiovisuelles) et Radio France… 

Le journal «Aujourd’hui en France – Le Parisien», quotidien qui fait également des vidéos, avait aussi indiqué avoir fait un signalement auprès de YouTube pour que leurs extraits volés soient retirés de la plateforme. Une procédure qu’il a souvent employé quand d’autres comptes ont utilisé ses images sans lui avoir demandé.