L’Arcep et l’Arcom dévoilent un référentiel pour réduire l’empreinte carbone du numérique 

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L’Arcep et l’Arcom, régulateurs des communications en France, ont dévoilé vendredi un «référentiel général» ayant pour objectif de réduire, «dès leur conception», l’empreinte environnementale des services numériques tels que les sites web, plateformes vidéo, applications ou outils d’intelligence artificielle. 

Parmi les objectifs identifiés par ces autorités figurent la conception de services numériques permettant d’allonger la durée de vie des terminaux, diminuer les ressources mobilisées pour l’utilisation d’un service numérique en optimisant le trafic de données, ou encore limiter les «effets négatifs» des stratégies de captation de l’attention des utilisateurs de services. 

Ce document, élaboré en lien avec l’Agence pour la transition écologique (Ademe), et la collaboration de la Direction interministérielle du numérique (Dinum), de l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria) et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), rassemble 78 critères concrets sous forme de question, accompagnés d’une fiche pratique précisant ses modalités de mise en oeuvre et de validation. 

Exemple: «Le service numérique est-il utilisable sur d’anciens modèles de terminaux ?» «En répondant à ces questions, le fournisseur, l’éditeur ou le concepteur du service peut construire ou évaluer sa stratégie d’écoconception et identifier les axes d’amélioration à privilégier», expliquent les régulateurs. 

Selon une étude de l’Ademe et de l’Arcep publiée l’an dernier, le numérique représente 2,5% de l’empreinte carbone en France, dont les terminaux (smartphones, tablettes…) et en particulier leur fabrication constituent la majeure partie. 

«Sans action pour limiter la croissance de l’impact environnemental du numérique, son empreinte carbone pourrait tripler entre 2020 et 2050», alertent l’Arcep et l’Arcom. 

À l’horizon 2030, «si rien n’est fait pour réduire l’empreinte environnementale du numérique et que les usages continuent de progresser au rythme actuel», le trafic de données serait multiplié par 6 et le nombre d’équipements serait supérieur de près de 65% par rapport à 2020, notamment du fait de l’essor des objets connectés.