Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) s’est alarmé mardi de la «multiplication des atteintes à la liberté de création» et des «pressions» sur les artistes, dans un communiqué diffusé en réaction au boycott qui a visé le cinéaste israélien Nadav Lapid en France «C’est avec la plus grande préoccupation que le CNC constate la multiplication des atteintes à la liberté de création et de diffusion», indique l’institution notamment chargée de financer la production cinématographique. «Les pressions exercées sur les artistes, les oeuvres, les festivals ou les lieux culturels prennent aujourd’hui des formes diverses, mais elles ont toutes pour effet de fragiliser les conditions du débat démocratique», poursuit le communiqué. Le CNC entend ainsi réagir à l’appel au boycott qui a récemment conduit Nadav Lapid, exilé en France et féroce critique de la politique israélienne, à renoncer à se rendre à un festival de cinéma à Marseille. «Cet épisode est inquiétant et doit amener les citoyens comme les pouvoirs publics à s’interroger sur la capacité collective de la société française à garantir (les) libertés (de création et de diffusion, NDLR)», écrit l’institution. Un autre fait récent a suscité l’inquiétude d’une partie du monde de la culture : mi-juin, la municipalité RN de Castres (Tarn) a annulé la représentation d’une pièce d’Alexis Michalik sur les exilés, nourrissant des dénonciations d’une «cancel culture» venue de l’extrême droite. Le CNC n’en fait pas mention dans son communiqué mais lance un appel à «la vigilance collective» et à «une mobilisation de l’ensemble des acteurs publics». L’institution, qui est elle-même dans le viseur d’une partie de l’extrême droite, indique pour sa part mettre en place une «cellule d’accompagnement» destinée aux cinéastes confrontés à des entraves à leur liberté de création.






























