Le groupe de télécoms britannique Vodafone rejette la proposition d’Iliad sur la fusion de leurs filiales en Italie

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Le groupe de télécoms britannique Vodafone a rejeté la nouvelle offre de fusion des filiales en Italie avec son homologue français Iliad, a annoncé mercredi le groupe détenu par le milliardaire Xavier Niel dans un communiqué.

Maison-mère de l’opérateur Free, Iliad avait précédemment formulé une offre de rachat à 11,25 milliards d’euros pour Vodafone Italia en février 2022, déjà rejetée.

L’entreprise, qui prend «acte de cette décision», maintient que le rapprochement de ces deux sociétés «apporterait, de loin, la meilleure solution» pour le marché italien des télécoms.

Fort de ses de 10,5 millions d’abonnés mobiles acquis depuis le lancement de sa filiale italienne en mai 2018, Iliad entend «continuer à renforcer ses positions sur le marché italien et poursuivre sa stratégie offensive en matière de gains de parts de marché sur tous les segments», a-t-il ajouté.

Selon la proposition de fusion renouvelée fin décembre, Vodafone «obtiendrait 50% du capital social» de la nouvelle entité ainsi créée, «ainsi qu’un paiement en numéraire de 6,6 milliards d’euros et un prêt d’actionnaire de 2,0 milliards d’euros», a détaillé Iliad. De son côté, Iliad aurait reçu «400 millions d’euros en numéraire ainsi qu’un prêt d’actionnaire de 2,0 milliards d’euros», a-t-il encore rappelé. L’entité combinée devait «générer un chiffre d’affaires d’environ 5,8 milliards d’euros», avait encore estimé Iliad, en décembre.

«Le contexte du marché italien exige la création d’un opérateur challenger innovant, capable à la fois d’être compétitif et de créer de la valeur dans un environnement concurrentiel», avait commenté Thomas Reynaud, le directeur général d’Iliad, en invoquant «les profils et l’expertise complémentaire d’Iliad et de Vodafone en Italie».

Mi-novembre, Iliad avait annoncé des performances commerciales «record» en France et en Italie, avec un chiffre d’affaires consolidé pour le troisième trimestre en croissance de 9,5% sur un an, à 2,35 milliards d’euros.

En mars, le groupe français avait affirmé son ambition de devenir «l’un des trois grands opérateurs télécoms européens».

Pour sa part, Vodafone n’avait pas réagi mercredi matin. Le groupe avait annoncé en mars qu’il cherchait à supprimer 1.000 postes en Italie, afin de réduire les coûts et faire face à la forte concurrence dans le secteur des télécommunications de la péninsule.