«Le Monde d’après» sera le fil conducteur de la 9ème édition du Festival International du film grolandais de Toulouse (Fifigrot) du 14 au 20 septembre

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«Le Monde d’après» sera le fil conducteur de la 9e édition du Festival International du film grolandais de Toulouse (Fifigrot) du 14 au 20 septembre, sous la présidence iconoclaste de l’humoriste Blanche Gardin.

Bombardée «grande prêtresse» de cette manifestation qui importe chaque mois de septembre dans la ville rose l’univers décapant imaginé par Jules-Édouard Moustic, Benoît Delépine et Gustave de Kervern, l’humoriste  «aura pour mission de soumettre les fidèles grolandais aux diktats de cette nouvelle société», souligne le site du festival. Elle aura également l’honneur de remettre l’Amphore d’Or, la plus haute distinction du Fifigrot, le 20 septembre lors de la cérémonie de clôture. Cette récompense avait été décernée l’an passé au film «Selfie» réalisé par la cohorte Thomas Bidegain, Cyril Geblat, Marc Fitoussi, Tristan Aurouet dans lequel Blanche Gardin avait l’un des rôles-titres. On pourra également la retrouver au générique de la dernière livraison des duettistes Gustave Kervern et Benoît Delépine, «Effacer l’historique», qui a remporté l’Ours d’Argent à la dernière Berlinale. La crise sanitaire marque doublement cette édition en contraignant le festival à adopter un format réduit, devenant ainsi «le Mini Fifigrot», et par la thématique «du monde d’après», réflexion centrale dans l’imaginaire post confinement. «Un peu moins de films, un peu moins de grosses fêtes, un peu moins d’invités, mais l’envie inchangée de proposer à notre public des films en avant-première, rares ou inédits, pépites d’esprit grolandais, décalées et barrées à souhait, satires sociales ou à l’humour déjanté», mettent en avant les organisateurs de la manifestation.

«Seront présentées les oeuvres de cinéastes, fictions et documentaires, sur ceux qui ont pensé, rêvé, imaginé d’autres manières de vivre et de croire en un ailleurs ou un autrement, avec toujours un regard incisif», expliquent-t-ils.

Outre le cinéma, le Fifigrot célèbre tout l’éventail de la culture grolandaise avec un village -concerts, boissons et séances de dédicaces-, un «gro prix littéraire» ainsi que des expos et spectacles, comme les cascades des «Demi-frères Grumaux» dans l’esprit trash de la manifestation. De quoi prendre au mot le président du Fifigrot, Benoît Delépine : «aujourd’hui nous pouvons mesurer le gros vide qui a failli tous nous emporter. Celui de la solitude. Redevenons cinéphile en grand. En foule. En délire».