Ringier, l’un des plus importants groupes de presse suisse, a demandé le dossier de reprise du quotidien français «Le Monde» et va l’étudier, mais a refusé de dire s’il allait ou non soumettre une offre, a indiqué lundi un porte-parole du groupe. «Nous pouvons confirmer que nous avons demandé à étudier le dossier (de reprise) du «Monde»», a précisé le porte-parole, ajoutant qu’il était encore trop tôt pour dire dans quelle direction allait pencher la décision de l’éditeur. Ringier et Le Monde coopérèrent déjà par l’intermédiaire du journal suisse «Le Temps», dans lequel ils détiennent une participation respective de 47% et de 2%. Selon le porte-parole, le groupe helvétique «peut imaginer d’autres formes de coopération (avec Le Monde), mais il est trop tôt pour spéculer». ««Le Monde» est un journal superbe et très intéressant pour nous. Nous allons maintenant prendre le temps d’étudier le dossier», a poursuivi le porte-parole. Le direction du groupe Le Monde a indiqué dimanche que quatre candidats avaient manifesté leur intérêt pour la reprise du quotidien et avaient jusqu’au 15 juin pour déposer des offres fermes. Ringier compte de nombreux titres de presse non seulement en Suisse («Blick», «L’Hebdo»), mais aussi en Europe centrale et en Asie. Mais il n’est pas encore présent en France. L’éditeur, qui emploie 7.500 personnes dans le monde pour un c.a. de 1,3 milliard de francs suisses (913,7 millions d’euros), a annoncé fin mars une co-entreprise en Europe centrale avec son homologue allemand Axel Springer, qui va aboutir à la fusion de plus de 100 titres de presse écrite et 70 sites Internet.



































