Le prix du bitcoin a bondi à plus de 25.000 dollars ce jeudi 16 février, au plus haut depuis juin dernier

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Le prix du bitcoin a bondi à plus de 25.000 dollars ce jeudi 16 février  après une envolée de 15% en trois séances, la pression mise par les régulateurs américains ne coupant pas l’appétit des investisseurs pour la cryptomonnaie.

Le cours du bitcoin est monté jusqu’à 25.249 dollars, un sommet depuis juin dernier, et sa première incursion au-dessus du seuil symbolique de 25.000 points depuis août.

Des perspectives moins lugubres pour l’économie mondiale creusent l’appétit des investisseurs et profitent au marché des cryptomonnaies comme aux Bourses, avec des records historiques pour les marchés parisiens et londoniens.

Depuis le début de l’année, le prix du bitcoin a grimpé de plus de 50%, même s’il reste près de trois fois moins élevés qu’à son plus haut historique, à 68.992 dollars en novembre 2021.

Les autres grands cryptoactifs, comme l’ether, montent également.

Pourtant, les nouvelles ne sont pas forcément encourageantes pour l’industrie, qui subit encore le contre-coup de la faillite de la plateforme FTX fin 2022.

Les régulateurs américains ont décidé de serrer la vis et ont notamment interdit lundi à la société Paxos d’émettre  au nom de la plateforme d’échanges Binance une cryptomonnaie, BUSD, dite stable ou «stablecoin».

BUSD, censée être stable car adossée au dollar et à des bons du Trésor américains, ne sera plus émise à partir du 21 février, et Paxos ne gérera les jetons de cette «stablecoin» existants que pendant un an.

Les stablecoins permettent aux utilisateurs de plateformes d’échanges de cryptomonnaies de limiter les frais de conversion durant leurs opérations.

«Le troisième des plus grands des stablecoins vient de recevoir une date d’expiration pour février 2024 et le marché semble avoir balayé l’information», note Riyad Carey, analyste de Kaiko.

«Les coups de pression des régulateurs alimentent une certaine appréhension, mais il y a clairement» parmi les investisseurs le sentiment que le pire est derrière pour le secteur depuis la faillite de la plateforme FTX en novembre dernier, commente Craig Erlam, analyste d’Oanda.