Le procès France Télécom retracé en chroniques et dessins dans «La Raison des plus Forts» le 4 juin aux éditions de l’Atelier

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Une soixantaine de chroniques, regroupées dans un ouvrage collectif intitulé «La Raison des plus Forts» et retraçant le procès France Télécom, paraissent le 4 juin aux éditions de l’Atelier, a-t-on appris jeudi auprès de Solidaires qui en est à l’initiative. Rédigées par des comédiens, écrivains, avocats, réalisateurs…, ces chroniques, écrites au fil des audiences puis retravaillées, sont illustrées par des dessins de Claire Robert, graphiste et dessinatrice de presse. Elles éclairent le procès (qui s’est tenu du 6 mai au 11 juillet 2019, NDLR) d’une multitude de regards et «sonnent comme une piqûre de rappel douloureuse», explique Eric Beynel, à la tête de l’union syndicale et qui les préface en hommage aux «héros», femmes et hommes, qui ont permis que justice soit rendue. Pour lui, «nombreuses» sont les «similitudes» entre la vague de suicides à laquelle a conduit «le harcèlement institutionnel» érigé en méthode de management à France Télécom (ex-Orange) dans les années 2000 et le «déni affiché aujourd’hui par certains responsables d’entreprises et ministres pour sauver l’économie».France Télécom et ses anciens dirigeants, dont l’ex-PDG Didier Lombard, ont été condamnés le 20 décembre à Paris pour «harcèlement moral» institutionnalisé et pour avoir mis en place une politique de réduction des effectifs «jusqu’au boutiste», ayant conduit à une vague de suicides de salariés. L’entreprise a été condamnée à l’amende maximale de 75.000 euros, ses anciens dirigeants, ex-PDG, ex-numéro 2 et ex-DRH, à un an de prison dont huit mois avec sursis et 15.000 euros d’amende. C’était une première en France pour une entreprise du Cac 40.