Marché du disque en baisse : le streaming, motif d’espoir

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Les ventes de disques ont de nouveau plongé au 1er semestre 2014 après une embellie en 2013, selon un bilan présenté jeudi, mais les producteurs voient dans la progression du streaming des raisons d’espérer une sortie de 10 ans de crise. Avec un c.a. de 197,7 millions d’euros au 1er semestre, le marché français de la musique enregistrée baisse globalement de 9,2% par rapport aux six 1ers mois de 2013, qui était un crû «atypique» grâce aux succès hors normes d’artistes comme Stromae, Daft Punk ou Maître Gims,  a annoncé jeudi le Snep, principal syndicat de producteurs de disque. Cette baisse est principalement tirée par la chute des ventes physiques (-13,6%), qui représentent toujours les deux-tiers du c.a. de la musique enregistrée en France, alors que cette part est désormais inférieure à 50% aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, indique le syndicat. Mais la baisse s’explique aussi par celle, inédite, des téléchargements à l’acte (-18,5%). 

Dans ce secteur de la musique numérique, les revenus issus du streaming (34,7 millions d’euros au premier semestre en cumulant abonnements à des plate-formes et streaming gratuit financé par la publicité, soit +33%) constitue en revanche un motif de satisfaction en dépassant pour la 1ère fois ceux générés par les téléchargements (27,3 M EUR).