Nokia/ suppressions d’emplois : «ce plan est inacceptable en l’état», selon le gouvernement français

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«Ce plan est inacceptable en l’état», a dénoncé mercredi la ministre française déléguée à l’Industrie Agnès Pannier-Runacher dans un tweet lapidaire à l’encontre de l’équipementier finlandais télécoms Nokia qui prévoit de supprimer 1.233 emplois en France. «Nous sommes aux côtés des salariés et des élus pour pousser l’entreprise dans ses retranchements», a-t-elle ajouté dans un message publié sur Twitter à l’issue d’une rencontre avec la délégation intersyndicale de Nokia accompagnée par Eric Bothorel, député LREM des Côtes d’Armor. L’équipementier télécoms prévoit de supprimer 1.233 postes, dont 402 postes à Lannion (Côtes-d’Armor) et 831 à Nozay (Essonne) en 2021 dans le cadre d’un plan de départs volontaires et avec «des solutions de reclassement», selon la direction. «Dégoûtés» car «trahis», plusieurs centaines de salariés du finlandais Nokia (950 selon la police), dont une délégation venue en force de Lannion (Côtes-d’Armor) ont défilé mercredi au son de binious à Paris contre la suppression de 1.233 emplois en France, à l’appel de l’intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT). Pour Eric Bothorel, «Nokia se moque du monde», en annonçant son «plan à la limite exacte de l’engagement qu’ils avaient pris il y a quatre ans de ne pas licencier et même d’embaucher dans la recherche, qui expirait en juin». A l’image de la manifestation des salariés français de Nokia, plusieurs milliers de personnes ont aussi défilé à travers la France pour dénoncer les menaces pesant sur leurs emplois comme les employés de l’avionneur Airbus à Toulouse, ceux du groupe aérien Hop, filiale d’Air France, à Morlaix, ou encore des employés du groupe pharmaceutique Sanofi à Paris. Le ministère du Travail a annoncé mercredi que le nombre de suppressions d’emplois envisagées dans des plans sociaux depuis le 1er mars était deux fois supérieur à celui de la même période de 2019 (27.053 postes contre 13.033).