Olivier Marchal tourne «Braquo», série policière noire mais pas désespérée

Sous le halo blanchâtre des néons d’un commissariat, Caplan, chef du groupe spécialisé dans les interventions sur la voie publique, se fait sermoner par l’un de ses collègues. Jean-Hugues Anglade incarne ce flic abîmé dans «Braquo», série policière tournée actuellement pour
Canal+ par Olivier Marchal. Initiateur du projet, Olivier Marchal, qui a été policier pendant 12 ans avant d’en partir, a puisé dans son expérience pour tourner trois films de cinéma, très noirs, («Gangsters», «36, Quai des Orfèvres» et «MR73»). Il signe là sa première réalisation pour la télévision. ««Braquo» se rapproche de «MR73» par son esthétisme mais les thèmes sont plus abordables», explique l’auteur de la série, qui sera relayé par Frédéric Schoendoerffer pour la réalisation des quatre (sur huit) derniers épisodes. «Ce n’est pas, dit-il, une série violente ou glauque, mais une série d’action. Tous les ingrédients sont là pour qu’on soit au spectacle». De fait, Canal+ et Olivier Marchal «ont beaucoup discuté» de la tonalité de la série, raconte Fabrice de la Patellière, directeur de la fiction de la chaîne cryptée. Ressentie comme trop sombre et désespérée, la série «La Commune» sur la banlieue, diffusée en décembre 2007, avait été un échec d’audience.
Antennes-

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