Le journaliste gastronomique François-Régis Gaudry mêle cuisine et théâtre dans son «Cabaret gourmand»

Le journaliste gastronomique François-Régis Gaudry mêle cuisine et théâtre dans son «Cabaret gourmand»

Le journaliste gastronomique François-Régis Gaudry monte sur scène à Paris au théâtre du Rond-Point, et y propose un spectacle hybride pour «réfléchir à la mémoire culinaire», dans lequel il raconte son éveil au goût hérité de sa grand-mère corse. Dans «Cabaret gourmand», à l’affiche jusqu’à ce vendredi 3 avril 2026, le critique gastronomique de «Top Chef» sur M6 et de l’émission «Très Très Bon» sur Paris Première entreprend, dans une cuisine reconstituée, de faire mijoter la soupe de son aïeule bastiaise Mamyta, grande recette de son enfance, faite notamment de pommes de terre, d’oignons et de cocos.

«C’est toujours un peu caricatural de convoquer la figure de la grand-mère, c’est ce que font beaucoup les grands chefs (…), mais en réalité moi, je n’y peux rien, elle a bien existé, avec ses plats qui m’ont un peu civilisé les papilles», confie François-Régis Gaudry.

A son récit intime, livré dans une partie seul en scène avec accompagnement au piano, celui qui est aussi producteur et animateur de l’émission «On va déguster» sur France Inter ajoute plusieurs séquences, dont certaines animées par ses amis chroniqueurs de la radio.

On assiste ainsi à un chapitre sur le champagne, mené par l’expert en vin Jérôme Gagnez, une conférence de vulgarisation scientifique sur le phénomène des bulles signée Stéphane Solier, ou encore un quizz (intitulé «le jeu des 1.000 écrans») animé par le critique de cinéma Laurent Delmas.

Ajoutez-y une pincée de séquences-vidéos de l’aïeule et deux cuillères de scènes de théâtre de boulevard: l’objet final, mis en scène par Simon Delétang, directeur du théâtre national de Lorient, apparaît plutôt hybride.

«Je ne prétends pas du tout faire du théâtre, ce n’est pas mon métier», indique le journaliste gastronomique, décrivant son cabaret comme une «pochette surprise avec des choses à déguster sur différents registres».

«Le théâtre est intéressant, dans sa façon d’essayer à la fois de faire saliver et de faire réfléchir au pouvoir de la transmission, de la mémoire culinaire, des souvenirs familiaux», juge-t-il.

Le spectateur, à la fin, ne repartira pas sans avoir goûté la fameuse soupe.

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