Pas de vacances en juillet pour «Envoyé spécial»

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    Pas de vacances en juillet pour le magazine vedette de France 2, «Envoyé spécial» qui proposera chaque semaine, du 3 au 23 du mois prochain, en quatre numéros, une série de 12 reportages inédits, au lieu de se contenter de rediffusions estivales, comme les années précédentes. «On n’a jamais été à l’antenne avec des inédits l’été», souligne Guilaine Chenu, qui dirige et présente ce magazine depuis huit ans avec Françoise Joly. Chine, Sri Lanka, Yémen, Madagascar, Inde, Bénin, Maldives, Pérou, France, «Envoyé spécial» ambitionne de conduire le téléspectateur estival aux quatre coins du monde pour des vacances pas comme les autres, dans une formule particulière baptisée «Carnet de voyage». A partir de plateaux réalisés en extérieur dans des régions de France chères aux Français, les deux journalistes lancent des reportages sur «les nouvelles façons de voyager», sur «les nouveaux lieux de vacances» ou «les produits qu’on consomme en vacances». «Aujourd’hui, on veut voyager intelligent, on veut voyager solidaire», assure François Joly. Soutien scolaire dans une école de brousse au Bénin, voyage chamanique au Pérou, nouveaux lieux de destination comme les Maldives, où certains atolls sont menacés de disparition, autant de sujets avec lesquels Guilaine Chenu et Françoise Joly espèrent conserver les bonnes audiences (20% de part d’audience en moyenne) obtenues le reste de l’année. Pour la France, première destination touristique du monde, «Envoyé spécial» s’interroge sur la valeur des étoiles dans l’hôtellerie de luxe. Côté consommation, les deux journalistes ont retenu des produits consommés en vacances: la tomate, qui conduit les enquêteurs en Espagne, le thé vert, dont la route mène au Sri Lanka, ou encore le miel d?acacia, le plus cher du monde, produit au Yémen, dont les revenus, selon un rapport américain, serviraient à financer Al-Qaïda. Réalisés par une petite équipe dédiée de 12 journalistes, les reportages ont été tournés depuis le début de l’année avec un budget réduit, 200 000 euros pour chaque émission, «le plus petit budget du prime time du PAF», souligne Françoise Joly. «Envoyé spécial n?est pas une usine. C?est de l?artisanat de luxe», note Fabrice Puchault, secrétaire général de l?antenne et des programmes de France 2.