Pièges en haute mer pour Yann Arthus-Bertrand (diffusion le 17 avril à 20h50 sur France 2)

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    Après la biodiversité et l’eau douce, Yann Arthus-Bertrand poursuit son «état des lieux de la planète» en s’intéressant à la mer que la surpêche, la pollution et l’urbanisation mettent en péril. Cet épisode particulièrement dense de «Vu du ciel», réalisé par Pascal Plisson pour France 2, conduit le téléspectateur des Iles Sanguinaires en Corse aux récifs coralliens de Nouvelle-Calédonie en passant par l’archipel des Bijagos en Guinée Bissau, Venise, les côtes de Bretagne et le Mont Saint-Michel. Au final, la responsabilité de l’homme dans la dégradation de son environnement est démontrée de façon implacable accompagnée d’un message: «Nous vidons la mer de ses poissons, nous la traitons comme une poubelle, nous approchons d’un point de non retour». «Le pouvoir est dans les mains du consommateur, ce n’est pas les politiques qui font changer les choses, c’est nous», insiste le photographe-cinéaste qui vient de signer avec France 2 pour une nouvelle série de quatre émissions et entame le tournage d’un film «à la façon de celui d’Al Gore» sur les effets du réchauffement climatique. En exergue, Yann Arthus-Bertrand rappelle que l’oxygène vient à 70% de la mer et que les océans recouvrent 72% de la planète. Les images impressionnantes se succèdent. Celles des crabes de Staline, des créatures géantes introduites dans la mer de Barentz par les Soviétiques dans les années 60, qui n’ont pas de prédateur et gagnent petit à petit les côtes nordiques constituant une véritable bombe écologique. Celles des poissons étranges des abysses (90% des espèces marines sont encore inconnues), des navires poubelles qui raflent en un jour la pêche d’un mois des pêcheurs de Guinée Bissau.