Pour Arnaud Lagardère, Lagardère est «le symbole d’une gestion saine»

Arnaud Lagardère, gérant commandité de Lagardère, a défendu mardi son bilan lors de l’assemblée générale des actionnaires, présentant l’entreprise comme le «symbole fort d’une gestion saine», alors que le financier Guy Wyser-Pratte dénonce sa stratégie. Endettement faible, marge d’autofinancement élevée, reprise de la publicité, versement d’environ trois milliards d’euros de dividendes depuis une dizaine d’années, résistance à la crise… M. Lagardère a dressé un bilan «optimiste» lors de sa présentation d’introduction à l’AG, répondant aux questions par écrit des actionnaires. En 2009 et en pleine crise «violente» et «brutale», la «marge brute d’autofinancement s’est très bien tenue, à 650 millions d’euros. Et ça, c’est un symbole fort d’une gestion saine et appliquée sur le cash», a-t-il dit. «Tous les groupes familiaux sont extrêmement attentifs à ce critère là, qui est le critère le plus vital pour une entreprise sur le long terme», a souligné M. Lagardère. Alors qu’en 1998, Lagardère était un conglomérat «sans aucune synergie», désormais le groupe est «un pure player» recentré sur les médias, s’est félicité M. Lagardère. «Nous avons réussi à conserver une véritable solidité en terme d’endettement et nous sommes de plus en plus forts et de plus en plus puissants pour rebondir», a-t-il ajouté. «Evidemment, en 2009 le résultat a baissé d’à peu près 29%. Lorsqu’on se compare avec d’autres entreprises similaires à nous, qui sont diversifiées comme nous, que ce soit Time Warner, Rupert Murdoch ou Bertelsmann, vous vous apercevrez qu’en réalité la baisse de ce résultat est bien moindre», s’est-il encore félicité.

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