R. RAVANAS (RTL) : « Nous avons placé notre rentrée sous le signe du revivre ensemble »

115

Pour cette rentrée, RTL met au cœur de ses programmes l’information, l’humour, les histoires, les débats pour accompagner ses auditeurs et leur offrir un espace d’écoute et d’échange. Entretien avec Régis RAVANAS, Directeur général des activités audio du Groupe M6.

MEDIA +

En structurant la grille de RTL, quelle a été votre priorité ?

RÉGIS RAVANAS

Définir une ligne directrice ! Ces derniers mois, les Français ont été assez isolés avec la crise sanitaire et le média radiophonique a été un lien pour eux. Nous avons souhaité placer notre rentrée sous le signe du revivre ensemble. Revivre ensemble, c’est d’abord accepter l’expression de toutes les opinions dans une saison où la campagne présidentielle va poser des choix majeurs pour l’avenir du pays. L’information a donc une place centrale. Nous avons fait appel à des personnalités fortes, des professionnels capables de mettre en abyme l’actualité comme Yves Calvi, Eric Brunet, Pascal Praud, François Lenglet, Julien Sellier ou Cyprien Cini. Revivre ensemble, c’est aussi assumer son histoire avec Lorant Deutsch et son émission «Entrez dans l’Histoire», le samedi de 13h30 à 14h30, qui retrace le portrait d’une grande figure. Nouvelle émission avec Flavie Flament du lundi au jeudi de 20h à 21h avec «Jour J». Elle explore les événements qui ont marqué la mémoire collective.

MEDIA +

L’humour semble être un marqueur important cette saison…

RÉGIS RAVANAS

Revivre ensemble, c’est rire ensemble en effet ! Laurent Ruquier est allé chercher de nouvelles «Grosses Têtes» (15h30-18h) pour renouveler l’émission qui est d’ailleurs le 1er podcast de France (13 millions de téléchargements/mois). Philippe Caverivière va dynamiter la matinale avec un humour piquant et une écriture fine qui donnent une aspérité nouvelle à 7h55. Laurent Gerra toujours solide dans «RTL Matin» à 8h45 mais aussi Karine Le Marchand et son acolyte Jeanfi Janssens qui forment un nouveau duo complice, un samedi par mois dans «On ne répond plus de rien» (14h30-15h30). Bruno Guillon quant à lui propose «Le bon dimanche show» (14h-15h30), une émission axée autour d’une personnalité avec à ses côtés Sébastien Thoen et Valéry Zeitoun en chroniqueurs.

MEDIA +

Muscler la grille, c’est aussi reprendre l’avantage sur la concurrence ?

RÉGIS RAVANAS

Bien sûr, toutes les radios se battent pour prendre l’avantage sur la concurrence. Pour cela, nous avons construit la grille autour de nos points forts : l’information, le rire et les histoires. Revivre ensemble, c’est améliorer le quotidien de nos auditeurs, leur apporter des réponses aux questions qu’ils se posent. C’est pourquoi nous aurons plus de Julien Courbet cette année. «Ça peut vous arriver» (9h30-12h30)  récupère ainsi une heure. Les auditeurs en demandaient davantage et nous répondons à leur demande. Cette rentrée marque aussi l’arrivée de nouveaux experts : le bien-être avec Marine Lorphelin et Aline Perraudin, l’immobilier avec Stéphane Plaza, la science avec Mac Lesggy, la santé avec Michel Cymès et bien sûr la cuisine avec Cyril Lignac.

MEDIA +

Les synergies radio-TV-digital vont-elles évoluer ?

RÉGIS RAVANAS

Outre l’émission de Julien Courbet diffusée en simultané sur M6 à partir de 10h05, nous avons développé sur RTL2 une synergie qui fonctionne très bien avec la diffusion du «Double Expresso» sur W9. L’émission a d’ailleurs atteint son record d’audience hier (mardi 24 août, ndlr). Y’aura-t-il de nouvelles co-diffusions ? Ce n’est pas prévu pour l’instant mais pourquoi pas si le projet est intéressant à la fois en télé et en radio. Sur le volet digital, nous maintenons une politique d’hyper distribution. Toutes les applications et sites internet ont été refondus. Un accord avec Spotify a été récemment signé pour que nos contenus soient diffusés sur cette plateforme. Les contenus radio représentent d’ailleurs 80 à 90% de la consommation de podcasts en France.

MEDIA +

Entre avril et juin 2021, le média radio a perdu 1 million d’auditeurs par rapport à la même période de 2020. Comment l’analysez-vous ?

RÉGIS RAVANAS

Le Covid a été assez mortifère pour la radio puisque c’est un média de la mobilité. Lorsque les Français sont contraints dans leur déplacement, ils écoutent moins la radio. Pour autant, les intermédiaires de juin sont  à la hausse. On peut donc espérer un redressement avec un retour à la normale de la mobilité des auditeurs. Même si on ne reviendra peut-être pas aux chiffres d’avant la crise sanitaire, n’oublions pas que 40 millions de Français continuent à écouter quotidiennement la radio, ce qui est énorme.