Radio France investit 6,7 millions d’euros dans le numérique

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Radio France va investir 6,7 millions d’euros cette année pour lancer deux plateformes, dont l’une dédiée à la musique, ainsi que pour refaire les sites de Fip, France Bleu et France Musique, a annoncé mercredi Joël Ronez, directeur des nouveaux médias du groupe public. L’objectif est «de rendre nos espaces actuels plus performants en terme de revenus», a ajouté lors d’une conférence de presse Jean-Luc Hees, PDG de Radio France (France Inter, France Info, France Bleu, France Culture, France Musique, Fip, Le Mouv’). En 2011, le groupe public avait investi 4,1 millions d’euros dans le numérique. Radio France prévoit de lancer 2 plateformes numériques. La 1ère, baptisée «nouvOson», permettra d’écouter des documentaires, des fictions radiphoniques, des reportages, des captations de concerts et des archives depuis 1996 en «multicanal», un format audio se rapprochant de l’écoute naturelle. Elle sera lancée au 2nd semestre. La 2de, lancée en septembre, proposera de la musique en ligne. Radio France, qui se présente comme le 1er groupe radiophonique producteur de concerts en Europe, va offrir sur cette plateforme de télécharger pendant un an, de façon illimitée et gratuite toutes ses émissions musicales. Un accord a déjà été signé avec la Société civile des Producteurs phonographiques (SCPP) et des discussions sont en cours avec la SPPF, société de gestion des droits des producteurs de disques indépendants. En outre, «en 2012, nous allons poursuivre la refonte des sites des radios, lancée il y a 18 mois», a ajouté M. Ronez. Le 15 février, Fip aura un nouveau site, suivra en mai France Bleu, «le chantier principal de France Radio en matière d’offre Internet», a-t-il assuré. En septembre, France Musique aura droit à son nouveau site. Radio France prévoit également de filmer cette année 200 heures d’émissions radio, qui seront disponibles sur ses sites, contre une centaine en 2011. Tous ces nouveaux contenus ont vocation à être gratuits. Les effectifs travaillant dans ces projets numériques devraient doubler à 140, d’ici mi-2013, contre 70 actuellement.