Radio : le groupe 1981 veut continuer de se développer dans le numérique et se renforcer dans l’info

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Le groupe 1981, qui gère une dizaine de radios thématiques et locales, dont Oüi FM qu’il vient d’acquérir, veut continuer de se développer dans le numérique et se renforcer dans l’info, avec un projet de rédaction unifiée qui alimentera ses différentes stations. Lors d’une conférence de presse, le président du groupe Jean-Eric Valli a souligné que l’entreprise avait franchi «un cap supplémentaire» cette année avec l’acquisition de la radio rock Oüi FM, et de deux stations thématiques diffusées uniquement en DAB+ (radio numérique hertzienne), Life et Collector. «Cela nous a renforcés en tant que premier groupe de radio indépendant», a affirmé le dirigeant, désormais à la tête de dix stations écoutées par 1,8 million d’auditeurs chaque jour selon les chiffres de Médiamétrie. Pour la rentrée, le groupe joue tantôt sur la stabilité en matière de programmes, notamment chez Oüi FM, acquise en pleine remontée de ses audiences, tantôt sur des renouvellements à l’image de Swigg qui s’est repositionnée sur le hip-hop francophone. Les habillages sonores ont par ailleurs été modernisés, comme vont l’être d’ici fin 2020 l’ensemble des sites et applis. En outre, 1981 veut regrouper les journalistes de toutes ses antennes et sites au sein d’un «hub». Cette rédaction commune permettra de mutualiser certaines tâches, d’augmenter la production des contenus numériques et de partager des infos entre plusieurs stations. Tout en augmentant un peu la part des infos sur ses stations locales (Wit, Vibration et Voltage), avec deux à trois minutes supplémentaires aux heures de grande écoute. Parallèlement, 1981, qui compte 115 salariés dans toute la France, dont un peu moins de la moitié en Ile-de-France, va déménager et regrouper d’ici l’an prochain ses 4 radios émettant depuis Paris. Et le groupe recrutera au moins 5 journalistes supplémentaires, en plus des vingt qu’il compte déjà. L’entreprise veut également développer ses podcasts et webradios et mise toujours sur le DAB+ (Latina, joyau du groupe avec plus de 400.000 auditeurs, a obtenu une fréquence numérique nationale). Enfin, il se bat pour obtenir des réformes «de bon sens», notamment en matière de quotas de chansons francophones, et pour constituer un «Salto» de la radio (une plateforme en ligne qui regrouperait les flux de toutes les radios françaises). Des actions menées aussi via le groupement Les Indés Radios, présidé par Jean-Eric Valli, et le syndicat des radios indépendantes (Sirti), chapeauté par Alain Liberty, devenu récemment le directeur général exécutif du Groupe 1981.