Situation toujours «préoccupante» pour la fiction française, selon le CNC

La situation de la fiction française, le genre le plus consommé par les téléspectateurs, est demeurée «préoccupante» en 2009, avec un volume en baisse de 17,6% par rapport à 2008, selon le rapport annuel du Centre national de la cinématographie publié (CNC) vendredi. Dans son ensemble, le volume de production d’oeuvres audiovisuelles (fiction, documentaire, animation et spectacle vivant) bénéficiant d’une aide du CNC a progressé en 2009, s’élevant à 4.249 heures, en hausse de 6,6% sur un an. «Ces résultats sont plutôt positifs compte tenu du contexte économique mais la situation demeure préoccupante pour la fiction où on assiste à un fort recul en volume», a déclaré Véronique Cayla, présidente du CNC, lors d’une conférence de presse. Le CNC nourrit les mêmes inquiétudes pour 2010, la fiction française restant toujours «en position de faiblesse par rapport à la fiction américaine», a-t-elle ajouté. Raison principale de ce recul: l’année 2008 avait été dopée par le lancement de feuilletons quotidiens de 26 minutes («Seconde chance» sur TF1, «Paris 16e» ou «Pas de secrets entre nous» sur M6…) et leur arrêt, faute de succès, a plombé le volume horaire, tombé à 752 heures, soit 17,6% de moins sur un an. Le documentaire a en revanche augmenté en volume en 2009 (+8,1%), avec une forte progression pour France 3 (+69 heures), mais aussi sur la TNT (+60 heures), de même que l’animation (+35%). Le spectacle vivant a également augmenté mais son financement reste difficile, avec un apport des diffuseurs en baisse. Ces négociations durent depuis des mois et interviennent après la dissolution de l’Association des employeurs de l’audiovisuel public (AESPA) en avril 2009. Créée en 1974, l’AESPA est la chambre patronale qui regroupait l’ensemble des sociétés de l’audiovisuel public (Radio France, RFI, Ina, France 2, France 3 et RFO).

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