«Star Wars» électrise Hollywood avec le dernier épisode de sa trilogie de trilogies

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Stormtroopers et droïdes ont électrisé Hollywood lundi soir: 42 ans après ses débuts planétaires, la saga «Star Wars» a enfin présenté à un public trié sur le volet le dernier épisode de sa trilogie de trilogies, «The Rise of Skywalker». Même si d’autres films consacrés à cet univers très lucratif sont déjà programmés par Disney, le long-métrage conclut officiellement la série initiée par le chevalier jedi Luke Skywalker, pour la 1ère fois portée à l’écran par George Lucas en 1977. Nostalgie oblige, les personnages incarnés par Mark Hamill (Luke Skywalker) et Harrison Ford (Han Solo) ont beau avoir été tués dans les précédents épisodes, les vétérans de la saga ont été mis à contribution pour faire la promotion du nouveau film, dans un hangar futuriste où trônaient des chasseurs X-wing grandeur nature. Une constellation de vedettes se pressaient à leurs côtés au Chinese Theatre d’Hollywood pour assister à la 1ère  projection publique, parmi lesquelles les réalisateurs Steven Spielberg et Spike Lee. «Toute cette mise en scène est assez époustouflante», a déclaré l’acteur britannique Anthony Daniels, qui joue le droïde doré et guindé C-3PO depuis le début. Les experts prédisent un démarrage en trombe à «The Rise of Skywalker», avec 200 à 225 millions de dollars de recettes attendues ce week-end rien qu’aux Etats-Unis et au Canada. Le PDG de Disney, Bob Iger, a assuré que cet ultime épisode procurerait aux fans «un sentiment d’achèvement, une forme de satisfaction». «Star Wars est sans doute la mythologie la plus forte de notre époque moderne», a-t-il estimé, soulignant que «cette soirée qui est l’aboutissement de 9 films est incroyablement importante» pour tous les passionnés de la 1ère heure. Les étoiles du film, Daisy Ridley (Rey), John Boyega (Finn) et Oscar Isaac (Poe Dameron), étaient toutes présentes sur le tapis rouge, devenu bleu pour l’occasion. La production a gardé les détails de «The Rise of Skywalker» aussi secrets que les plans de l’Etoile noire, mais les 1ères réactions des privilégiés ayant pu voir le film lundi soir étaient positives. «Epique. Entièrement», a tweeté Erik Davis, directeur du site spécialisé Fandango, estimant que ce final «est une manière merveilleuse de conclure l’histoire de Skywalker». «C’est formidable», s’est quant à lui enthousiasmé Ryan Parker, du magazine «The Hollywood Reporter», estimant que ceux qui ont détesté «Les derniers jedi» seront ravis. «The Rise of Skywalker» se déroule un an plus tard, et dure 141’. Le film signe le grand retour du réalisateur JJ Abrams, dont l’épisode VII «Le Réveil de la Force» avait battu tous les records du box-office nord-américain en 2015. Abrams a notamment dû pallier l’absence de l’actrice Carrie Fisher, décédée soudainement d’une crise cardiaque fin 2016 alors qu’elle était censée reprendre son rôle légendaire de princesse Leia Organa. Disney, numéro un mondial du divertissement rompu aux techniques marketing, a laissé libre cours à son côté obscur pour faire monter la tension chez les fans, distillant nouveaux extraits et bandes-annonces ces derniers jours. «The Rise of Skywalker» est le 5ème long-métrage de l’univers «Star Wars» produit en 5 ans et Disney a promis de ralentir le rythme pour éviter au public de se lasser. Les prochains sur la liste, dont ni les titres ni les intrigues ne sont encore connus, sont programmés pour 2022, 2024 et 2026. Les acharnés auront de toutes façons de quoi patienter avec 3 séries: le nouveau service de streaming de Disney a déjà commencé à diffuser «The Mandalorian» et 2 autres sont annoncées. «La beauté de tout ça, c’est que nous sommes face à une toile vierge que nous peignons, peignons et peignons encore», a estimé le PDG de Disney. «Et lorsque le tableau sera beau, nous le dévoilerons au monde».