Télécoms: la Chine promet de «défendre» ses entreprises face au projet d’interdiction de l’UE

Télécoms: la Chine promet de «défendre» ses entreprises face au projet d’interdiction de l’UE

La Chine a promis ce mercredi 21 janvier de «défendre» ses entreprises si l’Union européenne (UE) persistait dans son projet d’interdire les équipementiers télécoms étrangers jugés «à haut risque», une mesure perçue comme visant les compagnies chinoises.
La Commission européenne a dévoilé mardi une proposition allant en ce sens, dans le cadre d’une révision de ses règles de cybersécurité.
Si l’exécutif européen n’a pas nommé explicitement Huawei et ZTE, les deux groupes chinois semblent être visés, ainsi que tous les autres fournisseurs qui pourraient être considérés à leur tour comme dangereux pour la sécurité des réseaux.
«Nous exhortons l’Union européenne à ne pas persévérer sur la fausse route du protectionnisme.
Dans le cas contraire, la Chine sera contrainte de prendre les mesures nécessaires pour défendre résolument les droits et intérêts légitimes de ses entreprises», a réagi mercredi Guo Jiakun, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
«C’est du protectionnisme pur et simple. Cette ingérence arbitraire dans le marché, qui va à l’encontre de toutes les lois économiques, non seulement n’apporte pas cette prétendue sécurité, mais génère aussi des coûts exorbitants», a-t-il dit lors d’un point-presse régulier.
En juin 2023, l’Union européenne avait recommandé aux pays membres et aux opérateurs de télécoms d’interdire les équipements de Huawei et ZTE des réseaux 5G, estimant qu’ils présentaient des risques «matériellement plus élevés» pour la sécurité du continent. Mais cela n’avait eu qu’une portée limitée.
Si l’Allemagne a fini par se rallier à cette interdiction en 2024, moins de la moitié des États membres l’ont appliquée.
D’où la volonté de la Commission européenne d’aller plus loin, en proposant l’interdiction systématique des fournisseurs dans les réseaux mobiles et fixes de toute l’Union européenne, dès lors qu’ils seront désignés comme «à haut risque».
Certains pays sont réticents, notamment pour ne pas alourdir les coûts d’approvisionnement des opérateurs, les fabricants chinois étant généralement les moins chers.
Le porte-parole chinois a estimé mercredi que la Commission européenne se livrait à «des manoeuvres politiques».
«Cela non seulement entrave gravement le progrès technologique et le développement économique de l’Union européenne elle-même, mais ternira également son image de marché ouvert et ébranlera considérablement la confiance des entreprises du monde entier désireuses d’investir en Europe», a-t-il affirmé.

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