Trois questions à… Thierry Schluck, P.-D.G. de FOXlife

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    média+ : Pouvez-vous nous présenter les nouveautés de FOXlife pour cette rentrée?

    Thierry Schluck : Cela prend du temps d’installer une chaîne dans un pays ou dans un univers concurrentiel. Cette saison, c’est la première fois que nous avons l’ensemble des programmes en ligne avec l’ambition que nous avons pour la chaîne, c’est-à-dire le positionnement que l’on voulait et le type de contenus que l’on voulait proposer à nos téléspectateurs. On sait que cela va être difficile en terme d’audience mais on compte beaucoup sur la nouvelle série «Brothers and sisters», qui fonctionne bien aux Etats-Unis, pour faire de l’audience mais aussi pour qu’il y ait un peu de bouche à oreille autour. Cette série permet de bien cibler la chaîne, on voudrait qu’elle soit un emblème de la chaîne. Tout comme la troisième saison de «Jardin secret» qui est un peu plus espiègle et ironique avec un ton un peu grinçant parfois. Les deux se complètent bien. Nous comptons aussi sur l’arrivée en D-time de «Madame est servie» et «Des jours et des vies» qui permettent de créer un coussin d’audience. Ce sont des séries longues que les gens ont aimé. Par ailleurs, Nous ne changeons pas, nous maintenons une politique éditoriale ambitieuse et haute gamme en matière de cinéma avec des films qui ont la stature pour devenir des classiques, des comédies dramatiques ou sentimentales de référence.

    média+ : Quelle part du budget est dédiée a l’achat des programmes sur FOXlife ?

    Thierry Schluck : Cela représente environ 70% du budget total. Sur FOXlife, nous sommes sur une offre de séries, de films, de téléfilms et un peu de programme type magazine mais que nous ne produisons pas comme sur Voyage. Nous produisons des programmes courts de manière assez symbolique pour rythmer l’antenne et donner des respirations à l’antenne. Mais on ne produit pas de magazine.

    média+ : Quelles sont vos prévisions pour le prochain MediaCabSat ?

    Thierry Schluck : Je n’ai aucune prévision sur le MediaCabSat. C’est impossible de faire des prévisions dessus. Car l’outil de mesure, de mon point de vue présente un certain nombre de caractères qui ne le rend pas homogène d’une mesure sur l’autre. Il y a des problèmes sur la répartition des boîtiers, sur la remontée des informations d’un certain nombre de boîtiers des 1 100 foyers tests. D’une vague sur l’autre, cela peut varier et avoir des conséquences, des incidences. D’autant que l’univers concurrentiel bouge tellement vite. Il peut y avoir de nouvelles chaînes donc nous travaillons pour que les données d’audiences s’améliorent mais nous ne faisons pas de prévisions. En plus, dans certains cas sur les chaînes du câble et du satellite, nous sommes sur des volumes d’audiences assez faibles donc nous ne sommes pas très loin de la marche d’erreur des outils de mesures. Il peut y avoir des variations inexpliquées et inexplicables.