Un Américain, accusé d’être un expert en cryptomonnaies, a plaidé coupable de fourniture de conseils financiers à la Corée du Nord

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Un Américain, accusé d’être un pirate informatique et expert en cryptomonnaies, a plaidé coupable de fourniture de conseils financiers à la Corée du Nord afin qu’elle échappe aux sanctions internationales, a annoncé lundi la justice américaine. 

«Comme il l’a admis devant le tribunal aujourd’hui, Virgil Griffith a accepté d’aider l’un des adversaires les plus dangereux de notre nation, la Corée du Nord», a déclaré dans un communiqué la procureure du tribunal fédéral de Manhattan à New York, Audrey Strauss. 

«M. Griffith a travaillé, avec d’autres, pour fournir à la Corée du Nord des services financiers en cryptomonnaies, a aidé la Corée du Nord à échapper aux sanctions et s’est rendu en Corée du Nord à ces fins», a énuméré la procureure dans ce communiqué du ministère de la Justice. 

Elle a accusé M. Griffith d’avoir «mis en péril la sécurité nationale des Etats-Unis en sapant le système de sanctions mis en oeuvre par le président et le Congrès consistant à mettre une pression maximale sur la menace que pose le perfide régime nord-coréen». 

Virgil Griffith, 38 ans, est un informaticien américain qui vivait à Singapour et avait été arrêté en novembre 2019 à l’aéroport de Los Angeles après avoir assisté à une conférence à Pyongyang quelques mois plus tôt. Il y avait exposé, selon la justice américaine, son expertise en matière de cryptomonnaies et monnaies virtuelles et la manière «d’échapper aux sanctions» internationales contre le régime communiste de Pyongyang. 

La justice américaine l’accuse également d’avoir proposé des «programmes pour faciliter les échanges en cryptomonnaies entre la Corée du Nord et la Corée du Sud», en violation des règles internationales. 

M. Griffith encourt une peine maximale de 20 ans de prison et la décision sera rendue le 18 janvier prochain, selon la procureure de Manhattan. 

La Corée du Nord fait l’objet de multiples sanctions internationales en raison de ses programmes d’armements nucléaires et de missiles balistiques.

Les pourparlers sur le nucléaire avec Washington sont suspendus depuis l’échec du sommet de Hanoï en février 2019 entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président américain de l’époque, Donald Trump.