Vivendi «confiant» pour 2009 après un bénéfice net 2008 en léger retrait

Le groupe français de médias et de télécoms Vivendi a dit lundi être «confiant» pour 2009 tout en restant «vigilant», après avoir atteint ses objectifs en 2008 malgré un bénéfice net en léger retrait. A la Bourse de Paris, le titre a bien résisté, clôturant en recul de 0,61% à 18,85 euros, dans un marché en baisse de 4,48%. Le chiffre d’affaires 2008 s’établit à 25,4 milliards d’euros, en hausse de 17,2%, alors que le consensus cité par Oddo Securities tablait sur 25,5 milliards. Le bénéfice net annuel s’élève de son côté à 2,6 milliards d’euros, en recul de 0,8%, après une perte nette de 1,38 milliard au quatrième trimestre. Celle-ci s’explique par une dépréciation de 1,5 milliard d’euros de sa participation de 20% dans NBC Universal, a précisé le groupe. Le bénéfice est inférieur aux attentes des analystes qui prévoyaient 2,76 milliards d’euros. Le bénéfice net ajusté, valeur de référence du groupe, s’établit à 2,7 milliards d’euros, en baisse de 3,4%. A périmètre constant (hors impact de l’acquisition de Neuf Cegetel et d’Activision Blizzard), il progresse de 8,4%, en ligne avec les prévisions du groupe. Vivendi avait indiqué viser «une croissance de (ses) résultats comparable à celle enregistrée en 2007 à périmètre constant», soit 8,3% pour le résultat net ajusté. «Nous avons atteint les objectifs que nous nous étions fixés en début d’année 2008. Malgré un environnement heurté, la performance opérationnelle de nos métiers a été excellente», a déclaré le président du directoire Jean-Bernard Lévy. «Malgré la crise, j’aborde 2009 avec confiance et vigilance (…) Nous allons poursuivre notre croissance rentable», a-t-il affirmé. Vivendi table pour 2009 sur un résultat opérationnel ajusté (Ebita) «en forte croissance», supérieure à celle de 2008 (+4,9%, à 4,9 milliards). M. Lévy a néanmoins souligné que si «2009 se présent(ait) bien», la «prudence» restait de mise, avec une attention particulière portée «à la gestion des coûts». «La crise (…) peut nous amener à étudier telle ou telle acquisition, mais là n’est pas le coeur de notre démarche», a-t-il ajouté. Concernant l’éventuelle vente de sa participation dans NBC Universal, il a précisé «qu’un tel moment n’était pas arrivé».

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