Vivendi débouté de ses poursuites contre deux actionnaires français

Le groupe Vivendi, qui contestait la participation de deux de ses actionnaires et de l’Adam (Association de défense des actionnaires minoritaires) à une procédure collective menée aux Etats-Unis, a été débouté mercredi par le tribunal de grande instance de Paris. Dans son jugement, la Première chambre civile a considéré Vivendi «mal fondé en son action». L’avocat de Vivendi, Me Hervé Pisani, a indiqué qu’il allait faire appel. Le 25 novembre, le groupe de médias et télécoms avait demandé au tribunal d’ordonner à deux petits porteurs, Olivier Gérard et Gérard Morel, ainsi qu’à la présidente de l’Adam, Colette Neuville, de se désister d’une «class action» (procédure collective), en cours actuellement à New York.MM. Gérard et Morel étaient alors les «représentants français» de la class action, tandis que l’Adam est à l’origine de cette procédure.Depuis 2002, d’anciens actionnaires de Vivendi dénoncent devant ce tribunal américain une fraude comptable commise au début des années 2000 par Vivendi et ses dirigeants. A l’audience, Me Pisani avait argué que leur participation à la class action constituait «un abus du droit d’ester en justice», parce qu’ils ont acheté «leurs actions à la Bourse de Paris, en application du droit français» pour une société dont le siège est à Paris. Pour les actionnaires, Me Alexis Mourre avait répliqué que le juge français ne pouvait «se substituer» au juge américain, premier saisi. Mercredi, le TGI lui a donné raison, rappelant que «le juge américain s’est déclaré compétent pour statuer sur une demande d’indemnisation incluant les actionnaires français de Vivendi».

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