Vivendi: les résultats 2008 attendus conformes aux prévisions

Le groupe de médias et de télécommunications Vivendi devrait annoncer lundi un chiffre d’affaires et des résultats 2008 «solides» et conformes aux attentes, mais jouer la prudence pour 2009 du fait de la crise économique. Alors que ses filiales Maroc Telecom et Activision Blizzard ont déjà publié leurs résultats et que 70% de son chiffre d’affaires est quasi-récurrent du fait des abonnements, Vivendi ne devrait «pas surprendre le marché» lundi, estime Bruno Hareng, analyste à Oddo Securities. Vivendi avait indiqué viser «une croissance de (ses) résultats comparable à celle enregistrée en 2007 à périmètre constant», soit hors impact de l’acquisition de Neuf Cegetel et d’Activision, une prévision qu’il devrait tenir. En 2007, le résultat net ajusté avait progressé de 8,3%.Selon le consensus cité par Oddo, le bénéfice net est, lui, attendu en hausse de 5,2%, à 2,76 milliards d’euros. Le résultat net sera affecté par une dépréciation d’actifs liée à NBC Universal, estimée à 1,55 milliard par Natixis Securities, mais qui «sera plus que compensée par un profit exceptionnel de 2,3 milliards d’euros enregistré sur Activision-Blizzard», souligne M. Hareng. Enfin, le chiffre d’affaires devrait progresser d’environ 18% par rapport à 2007, à 25,5 milliards d’euros, selon le consensus. Principale filiale du groupe, l’opérateur SFR devrait annoncer des recrutements importants au quatrième trimestre 2008 après un bas au troisième trimestre. Pour 2009, les prévisions seront «probablement peu ambitieuses», selon l’analyste d’Oddo Securities. «Nous pensons que le groupe tablera sur une légère croissance (entre 0 et5%) de son résultat net ajusté en 2009 (Oddo +3,3%, consensus +4,6%)», mais «Vivendi devrait pouvoir convaincre qu’il résistera mieux à la crise que les autres sociétés médias et démontrer la résistance de son modèle économique», a-t-il ajouté. La maison de courtage Aurel mise de son côté sur «une croissance mais non exempte de pression». SFR subira par exemple «la baisse programmée des tarifs de terminaisons d’appels», que se facturent entre eux les opérateurs pour acheminer les communications téléphoniques.

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