Sur France 3, la vie commence à 60 ans pour Martine Chevallier (diffusion sur France 3 le 30 octobre, à 20h50)

Héroïne du téléfilm de France 3 «La veuve tatouée», Colette, qui flirte avec la soixantaine, n’est pas vraiment veuve et très discrètement tatouée. A la suite d’un héritage inattendu qui lui donne l’indépendance financière, elle jette résolument son bonnet par dessus les moulins. «J’aimais bien ce personnage positif qui, à partir de 60 ans, décide que ce n’est pas fini et qui, au contraire, prend sa vie comme un vrai début, profite de tout, entre dans la jouissance de la vie, des plaisirs les plus simples, comme boire, manger, faire l’amour, rire», déclare la réalisatrice Virginie Sauveur. Unique héritière d’une vieille tante, Colette, incarnée avec subtilité par la sociétaire de la Comédie française Martine Chevallier, abandonne son mari, ses grands enfants et une vie terne et routinière pour vivre une nouvelle jeunesse au milieu d’une cour de soupirants, à l’âge où d’autres s’enferment dans le rôle de grand-mère. Pour Martine Chevallier, son personnage n’est pas à l’abri de la critique. «Il est possible que les téléspectatrices du même âge n’approuvent pas son comportement», reconnaît-elle. Pourtant, c’est, selon elle, «un être humain avec ses failles», dont l’essence profonde est «la tendresse et la bonté». «On peut la croire égoïste, mais elle est poussée par un sursaut de vie», ajoute-t-elle. Colette s’installe donc dans l’appartement raffiné dont elle a hérité et collectionne très vite les conquêtes masculines, pas toujours platoniques: son notaire (Michel Duchaussoy), un musicien (Mohamed Fellag), un amateur de fleurs (Roland Giraud), un veuf de fraîche date amateur de marijuana (Daniel Russo) et même son voisin de palier homosexuel (Jacques Spiesser). Virginie Sauveur se félicite de ce «merveilleux casting masculin», et cite la «générosité sans égale» de Daniel Russo ou la «tendresse» que Roland Giraud apporte à son personnage.

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