Peines d’un mois avec sursis à un an ferme pour un trafic de journaux volés

Des peines comprises entre un mois de prison avec sursis et un an ferme ont été prononcées mercredi par le tribunal correctionnel de Paris contre 36 livreurs et kiosquiers pour un trafic parisien de journaux volés. La plus lourde peine revient à un ancien vendeur de journaux, Claude Morel, 70 ans, considéré par la police comme le cerveau du réseau: il a été condamné mercredi à 18 mois de prison, dont six avec sursis. Au total, 37 personnes – employés d’imprimeries de presse, livreurs et une dizaine de kiosquiers – ont comparu cet automne devant la 10e chambre pour «vols, abus de confiance et recels». Les vols de quotidiens et périodiques nationaux, comme le «Figaro», «L’Equipe», «Le Monde», «Le Parisien» ou «Libération», auraient permis au réseau d’empocher en moyenne quelque 3 millions d’euros par an durant de nombreuses années. Entre 2002 et 2004, des journaux étaient détournés dans les imprimeries ou chez des brocheurs, stockés dans des entrepôts, avant d’être écoulés à travers un réseau d’une cinquantaine de kiosquiers parisiens complices.

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